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20 août 1956- 20 août 2019 : l’unité des rangs !

OPINION

20 août 1956- 20 août 2019 : l’unité des rangs !

Des forces politiques de la mouvance démocratique se sont retrouvées mardi 20 août à Ifri, lieu historique et symbolique de la lutte pour la décolonisation. Leur présence, 63 ans après le congrès de la Soummam, dans ce lieu mythique où la feuille de route de la révolution a été élaborée dans l’unité des rangs, est un souffle d’espérance pour l’Algérie d’aujourd’hui et de celle de demain. 

Les perspectives que dessinent ces acteurs politiques de premier plan s’articulent pour l’essentiel autour de la « primauté du civil sur le militaire » directive phare du congrès dirigé par le tandem Abane-Ben M’hidi, figures emblématiques de la guerre d’indépendance.

Cette directive majeure, rappelons-le, a été dictée au moment où la République française votait, quant à elle, les pleins pouvoir à son armée coloniale. Des pleins pouvoir qui l’ont autorisé à violer toutes les lois de la guerre en commettant les pires atrocités. Les opérations jumelles, pour ne citer que celles-là, sont l’exemple type d’actions opérées par l’armée coloniale et qui ont fait le déshonneur de la France aux yeux du monde entier.

Mais au lieu d’obéir à la démarche stratégique du 20 août 1956, l’état-major de l’armée des frontières commandé par le colonel Mohamed Boukharouba (alias Houari Boumédiène) a préféré s’inspirer de la logique arbitraire et de violence de la puissance coloniale.

Du coup, Il assassine Abane Ramdane dès 1957 et dirige, aux premières heures de l’indépendance, ses troupes stationnées à Oujda sur Alger encore en liesse et prend le pouvoir par les armes. Un pouvoir toujours aux mains du même état-major et que le mouvement populaire tente de lui arracher pacifiquement depuis maintenant un semestre.

Les forces politiques présentes à Ifri, connues sous la dénomination de « Forces de l’Alternative Démocratique », composées de plusieurs partis démocrates (FFS, RCD, MDS, PLD, PT, PST, UCP…) et de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) ont également un rendez-vous ce 31 août à Alger pour coordonner leurs efforts afin de sortir le pays de l’impasse.

Le succès de cette action face aux manœuvres dilatoires du pouvoir dépend, à l’évidence, du soutien que leur apportera la rue algérienne. C’est pourquoi il nous appartient à toutes et à tous d’accompagner leur démarche engagée dans une course contre la montre. Une course imposée par l’état-major de l’ANP qui cherche, à travers le panel dirigé par Karim Younès notamment, à organiser précipitamment et coûte que coûte des élections présidentielles dans un cadre frauduleux.

Pour une alternative démocratique, le combat continue !

Auteur
Hacène Hirèche

 




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