Un tremblement de terre de magnitude 8,7 s’est produit dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 juillet dans l’océan Pacifique, au large de la péninsule russe du Kamtchatka où les autorités locales affirment qu’il a fait plusieurs blessés et provoqué un tsunami. Au Japon, la centrale nucléaire de Fukushima qui avait été dévastée par un séisme et un tsunami historique en 2011 a été évacuée.
Un puissant séisme de magnitude 8,7 a été enregistré dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 juillet près des côtes russes de la péninsule du Kamtchatka, provoquant des alertes au tsunami dans l’ouest du Pacifique, notamment à Hawaï, en Alaska et au Japon.
Il s’agit du tremblement de terre le plus puissant enregistré dans la région depuis 1952, a indiqué le service régional de sismologie, mettant en garde contre de fortes répliques à venir. « Le plus fort tremblement de terre depuis 1952 vient de se produire dans la zone sismique du Kamtchatka […]. Vu l’échelle de l’événement, de fortes répliques d’une magnitude jusqu’à 7,5 sont attendues », a écrit sur Telegram le service géophysique du Kamchatka.
Le centre américain des tsunamis a de son côté alerté sur un risque de vagues de plus de 3 mètres de haut sur certaines parties des côtes de la Russie, de l’archipel d’Hawaï, de la Polynésie française et jusqu’en Équateur. Des vagues entre un et trois mètres de haut pourraient aussi toucher le Chili ou l’île américaine de Guam, précise le centre basé à Honolulu. L’ensemble des côtes américaines sur le Pacifique, de l’Alaska jusqu’à la Californie en passant par Hawaï, sont touchées par divers niveaux d’alertes. Le Pérou, ainsi que la Chine pour sa côte est, ont également émis une alerte au tsunami.
Dans la péninsule du Kamtchatka, plusieurs personnes ont été blessées dans le séisme, a déjà indiqué l’agence d’État russe Tass, citant les autorités sanitaires régionales. « J’exhorte tout le monde à rester loin de la côte dans les zones menacées par le tsunami et à écouter les annonces par haut-parleur », a également écrit sur Telegram le gouverneur de la région, Vladimir Solodov.
La centrale nucléaire de Fukushima évacuée
Toujours en Russie, dans le nord de l’archipel des Kouriles, le ministère des Situations d’urgence a lui annoncé qu’un tsunami avait provoqué des inondations à Severo-Kourilsk. « Le tsunami a inondé des parties de la ville portuaire de Severo-Kourilsk (…) La population a été évacuée », a écrit le ministère dans un communiqué. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des immeubles envahis par l’eau dans cette ville d’environ 2 000 habitants.
Au Japon, un premier tsunami haut de 30 cm a frappé l’île d’Hokkaido, dans le nord de l’archipel, selon la télévision NHK. Alors que la chaîne a averti, dans la foulée, que les tsunamis suivants pourraient être beaucoup plus hauts, l’entreprise Tepco, qui opère la centrale nucléaire de Fukushima, a annoncé que tous les employés présents sur le site avaient été évacués, ajoutant qu’« aucune anomalie n’[y] a été observée ». La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avait été dévastée par un séisme et un tsunami historiques en mars 2011 et est en cours de démantèlement.
De l’autre côté du Pacifique, le gouvernement mexicain a donné l’ordre à la Protection civile de maintenir la population éloignée de la côte qui borde l’océan. La Marine du Mexique a dit s’attendre, dans un rapport, à des « courants forts à l’entrée des ports » de l’État de Basse-Californie (nord-ouest) jusqu’au Chiapas (sud), sur la côte ouest du pays.
Le tremblement de terre, d’une rare magnitude de 8,7, s’est produit selon l’Institut américain de géophysique (USGS) vers 23H25 TU mardi 29 juillet à 18,2 kilomètres de profondeur, à environ 126 kilomètres de la ville de Petropavlovsk-Kamtchatski, capitale de la région du Kamtchatka. Deux répliques de magnitudes 6,9 et 6,3 se sont produites peu après, ajoute l’USGS.
Le 20 juillet, un séisme de magnitude 7,4, suivi de nombreuses répliques, s’était également déroulé au large des côtes du Kamtchatka, dans l’Extrême-Orient russe, sans faire de dégâts majeurs.
Rfi/Afp