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Alger-Paris :des accords de libre-circulation régulièrement remis en cause !

Ouf Abdelkader Messahel réagit ! Mais après quoi ? (suite et fin)

Alger-Paris :des accords de libre-circulation régulièrement remis en cause !

La France a toujours tergiversé pour ne pas respecter ses engagements

Sur le plan économique, la France revendique une part importante et privilégiée à chaque fois que l’occasion se présente. Christian Estrosi, député-maire de Nice et président de la Région Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA), lui-même fils d’immigré italien n’a pas manqué de menacer l’Algérie pour venir en aide aux agriculteurs de la région qu’il préside. En effet, la décision de l’Algérie de bloquer les importations de certains fruits affecte durement la pomme des Alpes françaises dont la filière est menacée de disparition.

Dans un communiqué publié le samedi 18 février 2017, Christian Estrosi, a demandé au premier ministre français Bernard Cazeneuve d’intervenir auprès des autorités algériennes pour sauver la filière de la pomme des Alpes de la faillite, voire même leur mettre cette faillite sur le dos. En plus, la France a toujours pratiqué avec l’Algérie une immigration sélective. Elle facilite l’intégration et la nationalité aux chercheurs formés au coup de sueur par l’Algérie dans le seul but avoué de maintenir sa dépendance éternelle de l’assistance française.

Pourtant, l’évolution historique de la libre-circulation entre l’Algérie et la France décrit bel et bien un avantage dans un seul sens. Les accords d’Évian, signés le 18 mars 1962 et approuvés par référendum le 8 avril de la même année, maintiennent un régime de circulation privilégié entre la France et l’Algérie.

Ainsi, aucun document de voyage spécifique n’est exigé des Algériens qui restent libres de circuler entre la France et l’Algérie, munis seulement d’une carte d’identité sauf  si le voyageur d’un côté comme de l’autre est sujet d’une décision de justice. À la suite d’un décret algérien du 10 avril 1964, les touristes algériens doivent se munir d’un billet retour et de la somme de 200 francs afin d’accéder au territoire français. Cette somme est portée à 500 francs par le gouvernement français en octobre 1964. Cette règle a évolué depuis et toujours par sa remise en cause du côté français.

Le 27 décembre 1968, l’actuel président algérien, alors ministre des Affaires étrangères  avait négocié un accord qui prévoyait que les Algériens souhaitant faire un séjour inférieur à trois mois en France soient admis, sans formalités, sur présentation du passeport pourvu qu’ils ne manifestent pas leur intention d’y exercer une activité professionnelle. Ainsi, bien qu’il introduise l’obligation du passeport, cet accord dispense les Algériens de visa court séjour. À la suite des accords d’Évian, les relations sont allées jusqu’à permettre particulièrement aux Algériens de bénéficier d’un statut privilégié.

En effet, ceux et celles qui souhaitent s’installer et travailler en France bénéficient des mêmes droits que les Français, exception faite des droits politiques. En septembre 1973, le président Houari Boumedienne, soit deux semaines avant l’embargo pétrolier surnommé le premier choc, invoque le racisme anti-algérien en France, pour suspendre l’émigration algérienne de travail. Très méfiant et jaloux de la dignité des Algériens, par cette offensive courageuse, Boumediene anticipa une décision sous forme de chantage par les autorités françaises de renvoyer en Algérie tous les ressortissants non munis d’une résidence.   En juillet 1974, le gouvernement français décrète la suspension provisoire de l’immigration de main-d’œuvre, notamment algérienne. Cette suspension s’avère définitive.

Le gouvernement tente par la suite, sans succès, de mettre en place des politiques de retour qui visent plus particulièrement encore les Algériens. Une perception négative des immigrés, domine. La nécessité de maîtriser les flux est sans cesse réaffirmée. Ces perceptions vont influencer les politiques concernant la circulation entre les deux pays. Ceux qui déclarent être des voyageurs désirant effectuer un court séjour en France sont désormais soupçonnés d’être des candidats à l’immigration clandestine. La représentation d’un « risque migratoire » domine progressivement les procédures d’octroi et le refus de visa. Depuis et à ce jour, les autres pays ne font que suivre la France qui dans beaucoup de cas subissent des pressions diplomatiques. La diplomatie algérienne subit sans réagir jusqu’à cette fois-ci où des diplomates sont humiliés dans leurs structures même. Fin  

R. R.

L’auteur est en contact avec une cinquantaine de victimes de cette hogra et veulent se constituer en association pour porter au plus haut niveau la passivité de la diplomatie algérienne qui laissent faire sans lever le doigt. Si parmi les amis lecteurs, qui ont connaissance du même sort subit par eux ou leurs proches qu’ils le décrivent dans les commentaires ou nous écrivent à redactionlematindz@gmail.com. Même avec des pseudonymes ceux-la les aideront dans leur exposé des motifs. Merci 

Auteur
Rabah Reghis

 




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