Site icon Le Matin d'Algérie

Apocalypse Gaza

Gaza
Gaza est un champ de bataille. © UNICEF/Eyad El Baba

L’enfer sur terre à Gaza. Des centaines de milliers de civils, dont des femmes et des enfants sont soumis à l’apocalypse des bombes les plus dévastatrices du XXe siècle. Des milliers d’autres sont jetés dans les rues pour fuir l’enfer des combats.

Gaza était une prison à ciel ouvert, elle est devenue un cimetière pour ses habitants. Les images insoutenables d’enfants martyrisés par les bombardements sont désormais censurées par les médias occidentaux. Un silence lâche pour ne pas complice a gagné les grandes capitales. Quant aux Arabes, il y a longtemps qu’ils ont abandonné la cause palestinienne. 

Le peuple palestinien est plus seul que jamais dans cette guerre. Toute les déclarations de solidarité dont font assaut les Arabes (n’est-ce pas M. Tebboune ? Vous qui disiez que vous la Palestine était votre affaire !!!) s’avèrent du pipeau. Le drame que vit le peuple de Gaza est pire que la Nakba. Deux millions et demi de Palestiniens sont réduits à vivre la mort au quotidien.

Des milliers de civils palestiniens ont une nouvelle fois fui jeudi le nord de la bande de Gaza en ruines où bombardements et combats au sol entre l’armée israélienne et le Hamas font rage, au moment où des pourparlers pour une trêve humanitaire ont lieu au Qatar.

Drapeau blanc à la main, les Gazaouis fuient la zone nord

Après plus d’un mois de frappes israéliennes, en représailles à l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, plusieurs centaines de milliers de civils, selon l’ONU, restent piégés dans une situation humanitaire désastreuse dans le nord de la bande de Gaza. Jusqu’à un tiers de tous les bâtiments dans le nord de Gaza auraient été détruits ou endommagés, et un expert indépendant des droits de l’homme nommé par le Conseil des droits de l’homme a averti mercredi que les bombardements systématiques ou généralisés de logements, de biens civils et d’infrastructures sont strictement interdits par le droit international humanitaire, le droit pénal et le droit des droits de l’homme, avertit l’ONU.

En Israël, au moins 1.400 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, selon les autorités, en majorité des civils tués le jour de l’attaque, d’une violence et d’une ampleur inédites depuis la création de l’Etat d’Israël en 1948. En outre, 239 personnes ont été enlevées et sont retenues à Gaza.

Dans la bande de Gaza, les bombardements israéliens ont fait 10.812 morts, essentiellement des civils, parmi lesquels 4.412 enfants, selon le ministère de la Santé du Hamas.

En Cisjordanie où pourtant le Hamas est peu présent, les Palestiniens ne sortent plus. « Nous ne sortons que pour acheter le nécessaire, nous avons peur », nous a confié Hamed, un père de famille du camp de New Askar. Six Palestiniens ont été tués jeudi lors d’un raid de l’armée israélienne à Jénine dans le nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne dans un nouveau bilan. Plus de 160 Palestiniens de Cisjordanie sont tués par l’armée israélienne depuis le 7 octobre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau exclu un cessez-le-feu jeudi soir, sur la chaîne américaine Fox News. « Un cessez-le-feu avec le Hamas signifie une reddition », a-t-il dit.

« Nous ne cherchons pas à gouverner Gaza. Nous ne cherchons pas à l’occuper, mais nous cherchons à lui donner, ainsi qu’à nous, un avenir meilleur », a-t-il soutenu. Mais qui peut le croire ? 

Sofiane Ayache/agences
Quitter la version mobile