Rabat vibrait vendredi soir. Le Stade Prince Moulay Abdellah était plein à craquer, porté par l’espoir de voir les Lions de l’Atlas aller plus loin dans cette CAN 2025. Et le Maroc n’a pas déçu. Face à un Cameroun courageux mais trop discret offensivement, les hommes de Walid Regragui ont imposé leur rythme et leur maîtrise technique pour s’imposer 2‑0 et se qualifier pour les demi‑finales.
Le premier but est venu à la 26ᵉ minute. Brahim Díaz, précis et opportuniste, a repris de la tête un corner parfaitement travaillé, envoyant le ballon au fond des filets et déclenchant l’explosion de joie dans les tribunes. Ce but a marqué le tournant de la rencontre : le Maroc s’installe, contrôle le jeu et étouffe peu à peu les velléités camerounaises.
Le Cameroun, fort de son expérience continentale, a tenté de répondre, mais ses rares offensives se sont heurtées à une défense marocaine solide et à un milieu de terrain discipliné. Chaque contre était neutralisé, chaque ballon récupéré avec intelligence. Le Maroc ne laissait rien au hasard.
Le second acte a scellé le sort du match. À la 74ᵉ minute, Ismaël Saibari a inscrit le deuxième but, concluant une action collective bien construite et une récupération haute du ballon. La route vers la victoire était désormais tracée. Le public marocain pouvait exulter : le pays hôte filait en demi‑finales, porté par l’efficacité et la cohésion de son équipe.
La performance du Maroc a été l’illustration parfaite d’une équipe à la fois solide défensivement et efficace offensivement. Chaque joueur semblait connaître sa mission, chaque mouvement était réfléchi. Cette victoire, construite sur la discipline, l’expérience et le talent, place le Maroc parmi les favoris pour le titre et confirme que la CAN 2025 n’a pas encore livré tous ses secrets.
Le Cameroun quitte le tournoi avec des regrets, incapable de trouver la faille dans une défense marocaine inspirée. Le Maroc, lui, poursuit sa route, galvanisé par son public et l’élan d’un pays qui rêve d’un sacre continental devant ses supporters. La demi‑finale s’annonce intense et promet d’être l’une des grandes affiches de cette CAN.
Djamal Guettala

