On savait Kamel Rezig diablement incompétent. Mais Tebboune est passé outre comme toujours pour l’installer au stratégique poste du commerce extérieur. Résultat : un vrai pataquès. Un chaos.
Le commerce extérieur va-t-il survivre à Rezig ? Des voix s’alarment au sujet de ses dernières décisions. Un député appelle le Premier ministre à intervenir en urgence pour lever les blocages causés par les récentes mesures du ministère du Commerce extérieur, qui freinent l’importation de matières premières et de produits semi-finis.
Ces restrictions perturbent le fonctionnement des unités industrielles et menacent la continuité de la production nationale. La correspondance plaide pour un assouplissement des procédures et un retour à un climat de confiance propice à la stabilité économique.
Dans sa correspondance adressée au Premier ministre, le député Tahar Ben Ali, élu de la circonscription d’El Oued, met en lumière les répercussions préoccupantes des récentes mesures introduites dans le domaine du commerce extérieur. Le document, transmis au nom de nombreux opérateurs économiques nationaux, dénonce les difficultés croissantes rencontrées par les importateurs de matières premières et de produits semi-finis destinés à la production industrielle.
Dans sa lettre, le parlementaire salue l’intention initiale des autorités de rationaliser l’utilisation des ressources en devises, soulignant que cette orientation mérite reconnaissance dans un contexte marqué par les pressions sur la balance des paiements. Toutefois, il avertit que la mise en œuvre jugée « soudaine et imprévisible » des nouvelles procédures a eu pour effet de désorganiser une partie du tissu productif, notamment les entreprises dont l’activité dépend de l’importation.
Selon Tahar Ben Ali, plusieurs conséquences directes se font déjà sentir. La baisse des opportunités d’approvisionnement laisse entrevoir une possible pénurie de certains produits de première nécessité, ainsi qu’une flambée des prix. Par ailleurs, de nombreux opérateurs se trouvent dans l’incapacité de couvrir leurs charges, y compris le paiement des salaires, du fait de blocages administratifs ou bancaires dans les procédures d’importation.
« Ces mesures ont engendré des pertes économiques directes et indirectes pour les opérateurs, compromettant la viabilité de leurs investissements », note la lettre. Elle souligne également le climat de méfiance qui s’installe chez les investisseurs, qu’ils soient locaux ou étrangers, certains ayant déjà pris la décision de relocaliser leurs projets.
Le député déplore par ailleurs « une faiblesse dans la coordination entre les différentes parties concernées », ce qui, selon lui, accentue le désarroi et l’incompréhension au sein du secteur privé. Dans ce contexte, il appelle à une intervention rapide du chef du gouvernement, en vue d’« adopter des mécanismes plus souples dans l’application des procédures en vigueur » et d’« accompagner les opérateurs économiques dans une phase de transition maîtrisée ».
Ce plaidoyer intervient alors que de nombreux professionnels du commerce et de l’industrie dénoncent, depuis plusieurs semaines, une série de blocages touchant les opérations d’importation. Plusieurs secteurs, dont l’agroalimentaire, la pharmacie et la construction, seraient déjà impactés.
Conclusion : si on avait voulu semer la pagaille dans le secteur de l’importation on n’aurait pas procédé autrement. On peut féliciter déjà Kamel Rezig d’avoir reussi l’échec.
Sofiane Ayache