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Classée 115 ème; l’Algérie parmi les pays les plus corrompus du monde !

Indice 2017 de perception de la corruption Transparency International

Classée 115 ème; l’Algérie parmi les pays les plus corrompus du monde !

L’ONG de lutte contre la corruption Transparency International (TI) a rendu public aujourd’hui à19h heure Algérienne, mercredi 21 février 2017, son Indice de perceptions de la corruption dans le secteur public (IPC) pour l’année 2017. C’est la 21ème édition de l’IPC : 180 pays y figurent dont l’Algérie (178 pays dans l’IPC 2016).

Le score et le classement de l’Algérie dans l’IPC 2017 est désastreux : 3,3 sur 10 et la 115 ème place (108 ème place dans l’IPC 2016), soit un très net recul par rapport à l’IPC 2016.

L’Association Algérienne de lutte contre la corruption (AACC) note encore une fois, sans être surprise, qu’en matière de lutte contre la corruption  il n’y a « aucun progrès pour l’Algérie, faute de volonté politique ».

L’AACC d’ailleurs s’interroge : «  Comment peut-il y avoir des progrès quand nous avons une très mauvaise loi anticorruption (20 février 2006) , et plus grave encore quand cette loi n’est pas appliquée notamment en matière de déclaration de patrimoine des « agents publics » ? Comment peut-il y avoir des progrès en l’absence d’une politique de protection des dénonciateurs ? Comment peut-il y avoir des progrès quand nombre de ces « agents publics » restent impunis face à de gros scandales de corruption ?

Comment peut-il y avoir des progrès quand la justice ne fait aucun effort pour déclencher des poursuites lors d’affaires de corruption publiées par la presse ? »

Justement à propos de presse, selon Coralie Pring du département « Recherche » de Transparency International « L’IPC 2017 s’est penché sur la relation entre corruption et liberté de la presse dans chaque pays. On a également choisi de se concentrer sur d’autres variables, par exemple la capacité de la société civile d’influencer le pouvoir politique ou le droit qu’ont les particuliers à exprimer librement leur opinion ».

Pour l’AACC, il est temps que les pouvoirs publics consacre effectivement le « Droit à l’accès à l’information gouvernementale pour tous les citoyens, étape indispensable pour la prévention de la corruption. Dans la nouvelle Constitution de mars 2016, l’article 51 évoque « l’obtention des informations, documents, statistiques et leur circulation sont garanties au citoyen » : un projet de loi annoncé par le ministère de la justice mais qui se fait attendre. Pour l’AACC, « Le droit d’accès à l’information gouvernementale pour tous pourrait contribuer à faire des Algériens des citoyens à part entière et non plus entièrement à part »

Pour rappel, l’Algérie avait obtenu dans l’IPC 2016 la note de 3,4 sur 10 et la 108 ème place (sur 178 pays classés) ; en 2015 la note de 3,6 sur 10 et la 88 ème place ; en 2014 la note de 3,6 et la 100 éme place ; en 2013 la note de 3,6 sur 10 et la 94 ème place ; en 2012 : 3,4 sur 10 et la 105ème place ; en 2011 la note catastrophique de 2,9 sur 10, la même que celle de 2010, et la 112ème place, reculant de 7 places par rapport au classement de 2011 !

Auteur
Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC)

 




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