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Clôture du 14ᵉ Festival national du théâtre amazigh : Oum El Bouaghi triomphe, Thenekra brille

14ᵉ Festival National du Théâtre Amazigh :

14ᵉ Festival National du Théâtre Amazigh. Crédit image : DR

La 14ᵉ édition du Festival Culturel National du théâtre amazigh a tiré sa révérence hier soir, au terme d’une compétition marquée par la diversité des écritures scéniques et le sérieux du travail artistique. Cinq spectacles étaient en lice, tandis qu’une troupe de la wilaya de Touggourt n’a finalement pas pu rejoindre la programmation.

Comme attendu, le Théâtre Régional d’Oum El Bouaghi a dominé le palmarès avec Bonka Promax, décrochant le Prix du meilleur spectacle intégré, la meilleure mise en scène attribuée à Younes Jouani, la meilleure scénographie grâce à Hamza Djab Allah, ainsi que la meilleure création musicale signée Slim Hamdi.

Les troupes kabyles ont également laissé une empreinte marquante. L’Association Thenekra (Tizi-Ouzou) a reçu le Prix du jury pour son spectacle Jssed Yiwen-I Nneɣ (« Un seul corps pour nous »), salué pour son approche sensible et sa cohérence artistique. L’Association Culturelle Ibturan (Tizi-Ouzou) a distingué deux de ses talents : Ilyes Belaïd, lauréat du Prix du meilleur texte pour Awen n Weddar (« Le Représentant des villages »), et Rymeyssa Benane, couronnée pour la meilleure interprétation féminine.

Du côté de Bouira, Amine Dahas a remporté le Prix de la meilleure interprétation masculine pour Tamdint n Imuḍan (« La Cité des Aveugles »), présenté par le Club Culturel Thilufa.

Au-delà des distinctions, le jury a mis l’accent sur des axes de développement essentiels : approfondir la recherche artistique, renforcer la formation des comédiens, renouveler le langage scénique et encourager la production en langue amazighe. Il appelle également à une meilleure intégration entre texte, scénographie, lumière et musique, tout en valorisant un rapport inventif — et non mimétique — au patrimoine culturel.

Cette 14ᵉ édition confirme la vitalité du théâtre amazigh et la détermination de ses créateurs à inscrire leurs œuvres dans une esthétique contemporaine, tout en restant fidèles à la profondeur culturelle amazighe.

Djamal Guettala 

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