23 juillet 2024
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Education : 17 ans de protestation avec plus de 170 jours d’arrêt de cours

REGARD

Education : 17 ans de protestation avec plus de 170 jours d’arrêt de cours

Les ministres se suivent et changent, mais les protestations restent périodiques et coutumières dans le secteur de l’Éducation. D’Aboubakr Benbouzid à Nouria Benghabrit, en passant par Abdelatif Baba Ahmed, personne n’a pu contenir ces protestations, car toutes sont légitimes et insolubles où seules les fausses promesses ou les avantages personnels ou syndicaux peuvent limiter ou suspendre ces grèves.

Notons les trois ministres de l’éducation qui ont dû faire face à ce phénomène :

  •  Aboubakr Benbouzid a été ministre de l’éducation de 1997 à 2002 et de 2003 à 2012.
  •  Abdelatif Baba Ahmed a été ministre de l’éducation de 2012 à 2014.
  • Nouria Benghabrit a été ministre de l’éducation de 2014 à ce jour.

Le secteur de l’éducation a été marqué par plus de 170 jours de grèves en 17 ans, c’est-à-dire près de 6 mois d’arrêt au total. Nous avons eu plus de neuf (09) semaines de grève rien qu’en 2003 ; cette protestation fut menée par deux organisations célèbres dans le secondaire à savoir: le CNAPEST et le CLA. Ces deux organisations ont réussi à chasser toutes les organisations syndicales dans l’enseignement secondaire y compris l’UGTA en mobilisant tout le secteur grâce à trois revendications :

  • Elaboration d’un nouveau statut particulier de l’éducation
  • Augmentation des salaires à 100 %
  • Retraite dans le secteur de l’éducation à partir de 25 ans de service.

De peur de voir ces deux organisations non-contrôlables, mobiliser encore plus l’enseignement secondaire et peut-être plus tard tout le secteur de l’éducation et en l’absence du syndicat UGTA qui n’a presque plus d’adhérents dans les lycées, Benbouzid et le gouvernement choisirent l’option de faciliter la création de plus de syndicats et ainsi nous assistâmes à l’enregistrement de dix syndicats corporatifs dans le

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secteur de l’éducation. Par cette option, le gouvernement a voulu montrer pour l’opinion étrangère que les libertés syndicales et d’expression existent en Algérie, mais en réalité cette diversité syndicale avait un seul but celui de diviser les organisations pour les affaiblir en créant d’autres UGTA bis contrôlable à 100 % même si elles n’ont qu’un cachet comme base.

Mais malgré tout cela, le secteur de l’éducation restera toujours le plus perturbé, car pas une année ne passe sans qu’il n’y ait eu une grève. Tout cela montre que le mal qui ronge ce secteur est très profond et la solution n’est toujours pas trouvée. En multipliant le nombre de syndicats corporatif, le ministère s’est cru protégé des grands mouvements de grève de neuf semaines qu’a vécue l’Algérie en 2003.

La politique de diviser pour régner, appliquée par le ministère, n’a pas escompté son objectif à 100 %. Même, si le rassemblement de ces syndicats dans des intersyndicales ou dans des confédérations a montré de grandes divergences entre les organisations, les grèves persisteront dans le secteur.

En Algérie, le principe syndical de solidarité est dominé par le mal de leadership qui affaiblit toute action d’atteindre son objectif. Parmi ces créations syndicales, nous retrouvons des organisations maisons ou des syndicalistes sans foi ni loi au service du ministère en contrepartie de certains avantages tel que des nominations à des postes ou des détachements ou des sièges ou des voyages ou… Mais malgré tout cela et tous ces moyens utilisés, aucun responsable, nommé à la tête de ce secteur, n’a pu venir à bout de ces perturbations cycliques.

La période Aboubakr Benbouzid a été marquée par l’application de la réforme et le démantèlement de l’enseignement technique. Les grèves engagées pendant cette période portées sur trois points :
– Le statut particulier du secteur de l’éducation
– L’augmentation des salaires à 100 %
– La retraite après 25 ans de service.

Il a fallu 6 ans de grèves pour voir l’application d’une nouvelle grille de salaires et 10 ans pour l’élaboration du statut particulier de l’éducation. Mais en réalité aucune de ces revendications n’a été vraiment arrachée, car s’il y a eu augmentation de salaire dans le secteur de plus de 100 %, celui du pouvoir d’achat a diminué de plus de 100 % et s’il y a eu élaboration d’un nouveau statut celui-ci est marqué par de multiples contradictions, dysfonctionnements et injustices qui nécessitent une révision totale et non-partielle.

L’avantage de ces grèves déclarées illégales par le gouvernement fut, que ce n’est pas uniquement le secteur de l’éducation nationale qui en a bénéficié, mais aussi toute la fonction publique, car la nouvelle grille de salaires a concerné tous les secteurs, la révision du statut a aussi touché tous les fonctionnaires.

Le point noir dans ces revendications est celui qui alla à contre-courant des revendications a été celui de la retraite. Donc, à la fin du mandat du ministre Aboubakr Benbouzid, la crise dans l’éducation resta profonde.

Pour Aboubakr Benbouzid, si la grève est un droit constitutionnel, l’enseignement, l’instruction des élèves en est un autre. Les associations des parents d’élèves au lieu de supporter les revendications des enseignants, se sont rangées du côté du ministère de l’éducation contre les syndicats accusés de prise en otage de leurs enfants en oubliant que ces mêmes grévistes ont des enfants scolarisés. Les statistiques montreront que plus d’un million d’élèves sont des enfants de travailleurs de l’éducation. Ces parents ne défendent pas leurs enfants, car les retombées des acquis de ces protestations seront positives pour l’école, la scolarité de l’enfant, son avenir ainsi que celle de toute la famille de l’enseignement.

Il est démontré à travers le temps que la seule façon de faire aboutir très rapidement une revendication est la grève ou la manifestation, nous pouvons en donner la preuve actuellement, la manifestation des gilets jaunes en France. Donc la grève restera un droit constitutionnel que tout le monde doit défendre gouvernement, cadre de tous les ministères, parents d’élèves et société civile, car c’est le seul moyen pour faire aboutir des revendications légitimes. Ceux qui veulent rendre la grève illégale sont en train de cracher sur l’avenir, car demain, leurs enfants ne pourront jamais arracher leurs droits (on ne reste pas ministre à vie ou cadre à vie et demain on redeviendra un citoyen qui aura besoin de ces droits constitutionnels.).

La période d’Abdelatif Baba Ahmed a été très courte et est passée inaperçu. Une année après son arrivée au département de l’Éducation, Baba Ahmed a failli à sa principale mission : rétablir la stabilité du secteur. C’est cette quête de stabilité qui a ouvert les portes de ce département à Baba Ahmed et a vu partir le 3 septembre 2012 celui qui a réussi à battre le record de longévité au MEN.

D’aucuns, n’ignore que Benbouzid, a été sacrifié sur l’autel de la stabilité du secteur où la pression sociale allait crescendo d’une rentrée scolaire à l’autre. Abdelatif Baba Ahmed a fait un mauvais départ de mission. L’ex-recteur de l’université de Blida ignorait tout du secteur. Et lorsqu’il a commencé à s’imprégner de ses réalités avec l’aide des anciens cadres, il n’a pas trouvé mieux à faire que de s’en débarrasser au lieu de s’attaquer au fond du problème qui ronge l’éducation.

La chasse aux sorcières a commencé par l’ex-SG, Abou Bakr Khaldi. Il est, certes, légitime de vouloir changer son équipe, mais quand le changement ne répond pas aux critères de la compétence, il peut s’avérer néfaste. Et c’est le cas du ministre Baba Ahmed qui a été victime de son entourage. Il a été très mal conseillé, notamment par des ex-collègues de l’université de Blida, qui, eux aussi, ignorent tout du secteur de l’éducation nationale.

“Même s’il ne connaissait pas à fond le secteur, le ministre faisait preuve de bonne foi et de bonne volonté, mais dès qu’on tend l’oreille à certaines personnes, c’est la catastrophe”. L’autre grief qui peut être retenu contre le ministère est la gestion des conflits sociaux.

La période Nouria Benghabrit, depuis sa nomination, les réseaux sociaux se déchaînent contre sa personne et son département. Pour rappel en 2002, elle est nommée, avec 170 autres experts membres de la « commission Benzaghou » (du nom d’un recteur de l’université de Bab Ezzouar), de préparer une réforme du système éducatif. Elle y travaillera neuf mois durant. C’est cette réforme qu’elle tente de mettre en œuvre depuis son entrée au gouvernement en 2014. Un député islamiste jure que sa réforme a été inspirée par le Mossad.

Et Abderrazak Mokri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), estime qu’elle représente un « danger pour la nation ». Le 2 juin 2016, au cœur de la tempête médiatique déclenchée par le scandale des fuites lors des épreuves du bac, elle assiste à une cérémonie militaire à l’Académie de Cherchell, à l’ouest d’Alger. Cette apparition était évidemment un message à l’adresse de ceux qui réclamaient sa tête. La ministre de l’éducation est victime de plusieurs attaques idéologiques.

Cible récurrente d’attaques islamistes et conservatrices, elle ne se laisse pas faire. Elle trace son chemin avec l’intime conviction qu’on avance par le travail et le mérite. Son caractère bien trempé force l’admiration de ses collègues du gouvernement.

Mais reste elle aussi victime de son entourage et de son entêtement. Pendant son règne à la tête de l’éducation, elle ne fait que des promesses aux syndicats sans les tenir, je pourrais en nommer quelques-uns pour un syndicat dont je suis fondateur le CLA, qui ne bénéficie toujours pas de siège national ainsi du retour de l’enseignement technique.

Le front social reste en ébullition que ce soit avec Benbouzid ou Baba Ahmed, ou Benghabrit, ou un autre ministre, car on ne s’attaque jamais au vrai problème qu’il soit pédagogique ou social. Toutes les réformes seront un échec sans une refondation de l’enseignement en général primaire, moyen, secondaire ou même universitaire qui doit être en diapason avec les nouvelles formations modernes.

La révision du statut qui doit être digne, juste sans aucun dysfonctionnement, l’indexation du salaire au pouvoir d’achat et avoir une retraite propre au secteur les prérequis d’une année scolaire stable. Sinon les grèves répétitives et cycliques continueront chaque année, dans l’éducation aux mêmes périodes pour les mêmes revendications à savoir :

  • Le pouvoir d’achat
  • La retraite
  • Le code du travail
  • La révision du statut particulier
  • Les problèmes des œuvres sociales
  • La restriction des libertés syndicales
  • Les retards de virement dans les primes de rendement, des primes de zone, des rappels de promotion et des échelons
  • Le non-recrutement des listes de réserves, des contractuels et des diplômés de l’ENS
  • Les retards dans la titularisation des nouveaux enseignants
  • L’anarchie dans la gestion dans les académies et dans les établissements scolaire
  • Les cours particuliers
  • La surcharge des classes
  • Le retour à l’enseignement technique
  • La violence
  • Le sauvetage de l’éducation et la réforme

Toute la société civile se demande que veulent ces syndicats, car d’après ceux qui sont loin du secteur pensent que les enseignants sont bien payés, travaillent moins de 20 heures par semaine, mais, ce qu’ils ignorent est qu’un professeur master commence sa carrière à l’échelle 13 avec un salaire d’environ 33 000 DA et que ces 20 heures sont l’équivalent de 44 heures de travail (les enseignants sont obligés d’avoir recours aux cours particuliers pour arrondir leurs fins de mois, car leur salaire ne peut tenir plus de 15 jours à raison de 1 100 DA par jour alors faites vous-même le compte.).

Donc toutes ces revendications sont légitimes et tout le monde est responsable gouvernement, tutelle, enseignants, syndicalistes, société civile et médias de cette situation, car le mal est plus profond qu’on le croit.

Le dialogue est, certes, ouvert et des engagements sont pris et consignés dans un PV portant signature et cachet officiel, mais ils sont relégués aux calendes grecques, donnant un motif inespéré aux syndicats de monter au créneau. Et c’est le motif des protestations actuelles.

Aussi, au lieu de tenter de faire baisser la pression avant que d’autres frondeurs n’investissent le terrain de la contestation, la tutelle fait dans la provocation en soutenant que “les enseignants ont eu plus qu’ils ne méritaient” et en décidant de manière unilatérale des ponctions sur les salaires.

Le plus urgent est de s’attaquer à l’origine du conflit pour pouvoir le régler définitivement et épargner aux établissements scolaires des perturbations cycliques, et non le reporter à une nouvelle rentrée scolaire. Sans cela, un ministre deviendrait complice, et non victime. Chaque ministre, aujourd’hui s’entoure d’ancien syndicaliste pour faire face aux protestations, car il sait qu’il n’a aucun pouvoir ou est incompétent pour régler les problèmes de son secteur qui date non pas uniquement depuis 2003, mais plus loin que ça.

Le malaise ne date pas d’aujourd’hui, mais depuis 1989, pendant le règne de l’UGTA sur l’éducation et qui est la première responsable du mal dans lequel se trouve l’éducation. Le pacte social signé à l’époque a fait dégringoler le statut social et professionnel de l’enseignant au plus bas de l’échelle, ce qui s’est répercuté au fur des années sur le niveau de l’enseignement en Algérie (À tel point que des blagues ont été montés sur l’enseignant qu’on a traité : «moualim achakoum », ou bien on demandait à un(e) célibataire « de se trouver un(e) enseignant(e) comme mari ou femme, en attendant de trouver mieux. »). De là, l’enseignant a compris que l’UGTA s’occupait beaucoup plus du secteur économique que celui de la fonction publique et qu’il est temps qu’il se prenne en charge lui-même en s’organisant en collectif tel que celui du CLA à Alger ou du CNAPEST au niveau national pour le secondaire.

L’enseignant affamé et insulté aussi bien par son statut social que professionnel, s’est révolté à partir de 2002 par la première grève du CLA à Alger, suspendue par solidarité avec les victimes du séisme de Boumerdès et reprise en 2003 par la révolte des enseignants du secondaire, orchestrée cette fois-ci par un mouvement national comprenant le CNAPEST et le CLA.

Cette révolte et sa réussite en 2003 marquèrent la fin du règne de l’UGTA dans la fonction publique et le début de la multitude de syndicats corporatifs surtout au niveau de l’éducation. L’enseignant s’est un peu replacé sur l’échelle sociale pendant quelque temps pour revenir aujourd’hui à sa case de départ, rattraper par la perte du pouvoir d’achat.

Le pluralisme syndicalisme comme le multipartisme fut envahi par beaucoup d’opportunistes qui au lieu d’améliorer les conditions sociales et professionnelles des travailleurs pour les syndicats et des citoyens pour les partis ont bloqué toute amélioration sociale dans le pays, détruisant toutes les valeurs syndicales ou partisanes.

Aujourd’hui, une anarchie règne au niveau du secteur de l’éducation sans solution. Entre réformes de la réforme, refondation de l’enseignement, réforme du baccalauréat, statut particulier, retraite, code du travail, pouvoir d’achat, mouvement de grève, dialogue, libertés d’expression, libertés syndicales et la liste est longue, le malaise est très profond dans tous les secteurs et pour obtenir la paix sociale beaucoup de promesses sont faites aux syndicats et un faux dialogue est annoncé. A force de tenir de fausses promesses et de chercher à discréditer certains syndicats, chaque année le ministère se trouve confronter au front social à travers quelques syndicats ou à leur union pour des revendications semblables.

La stratégie employée, faute d’avoir des réponses aux PV signés, le ministère cherche à ce jour d’éviter les rencontres cycliques avec les bureaux de syndicats en préférant les réunions avec tous les syndicats en même temps, représentés, chacun par son coordinateur national ou secrétaire général et en appliquant la politique de diviser pour régner, en utilisant certains syndicalistes acquis à 100 % à la thèse du ministère. Mais cette politique a toujours échoué depuis 2003, en utilisant le dialogue avec les syndicats non-grévistes et non représentatifs. Il est temps de changer cette méthode pour donner des solutions.

Mais qui pourra trouver les solutions à tous ces problèmes ? La question restera posée et ne peut trouver de réponse car la fuite en avant du ministère continue malgré tous les remaniements observés depuis 2003.

Nous sommes victimes d’une accumulation de droit non acquis à travers le temps ou non revendiqué par l’UGTA depuis 1989. Et lorsque l’enseignant a relevé la tête à partir de 2002, ce fut trop tard, car on ne peut pas rattraper tout en une année, car en 2003 l’augmentation de 5 000 DA énorme à l’époque dans le salaire des enseignants et, que celle-ci devait avoir lieu en 1989, donc c’est un retard dans les salaires datant de 15 ans. Le pouvoir d’achat ne pourra jamais être atteint, car nous produisons en dinars, achetons en dinars sans subvention totale ce que l’Etat importe en devises.

Toutes les augmentations de salaire possibles ne sont pas les solutions pour rattraper le fossé existant dans le pouvoir d’achat du citoyen vu la dévaluation de la monnaie algérienne. Aucun ministre n’a le pouvoir de régler les problèmes de l’éducation et seule une restriction des droits et des libertés à travers une révision des lois constitutionnels tel celui de la grève ou du code du travail peut arrêter les protestations, mais cela risque de nous mener à l’insurrection.

Un appel est lancé aux responsables, non pas uniquement à ceux de la tutelle, mais à tout le gouvernement de trouver des solutions urgentes à le mal vie du citoyen en général à travers une régularisation du pouvoir d’achat digne et d’arrêter de faire appel à la tripartite des patrons qui est devenue ridicule. La bonne gouvernance demande la prévoyance des malheurs de la société et non pas agir dans l’urgence devant des insurrections ou des grèves comme celles que vit l’enseignant depuis 17 ans.

Aujourd’hui, le bilan du nombre de jours de grèves dans l’éducation est de plus de 170 jours soit au total de 6 mois avec une moyenne de 10 jours par année scolaire pour une année scolaire qui commence en septembre et se termine en général en avril.

Donc seule une commission mixte syndicats-ministère de l’éducation-fonction-publique-ministère du travail peut régler le problème du statut particulier, pouvoir d’achat et retraite pour l’éducation en statuant définitivement sur ces revendications dans un délai ne dépassant pas 45 jours. Une autre commission regroupant le ministère de l’éducation-professeur sur le terrain-retraités de l’éducation-spécialistes pédagogique peut à son tour statuer sur le bilan de la réforme de l’éducation et l’avenir sur cette réforme pour son amélioration ou son annulation tout en proposant une nouvelle réforme-là aussi dans un délai ne dépassant pas 45 jours. Une troisième se chargera des programmes et de l’édition de livre pour la future réforme. Toutes ces commissions doivent être supervisées et contrôlées dans leur avancement pour désavouer la fameuse théorie qui dit « que pour tuer un projet créé une commission ».

Donc un chantier ouvert, pour au moins diminuer le nombre de revendications si on veut sortir du trou dans lequel se trouve l’éducation depuis 2003 et dont l’origine date depuis 1989. Verra-t-on cette année, 2019, une véritable prise en charge de toutes ces revendications.

La ministre a aujourd’hui l’opportunité de revenir à ses premiers amours, d’étudiante dans les années 1970, où elle participa à des campagnes de volontariat socialiste et va-t-elle ou aura-t-elle le courage d’ouvrir ce grand chantier de revendications en donnant des solutions définitives permettant d’avoir la paix sociale dans son secteur qui est perturbé depuis 2003. Elle sera la première femme à avoir réglée un problème jusqu’à la insoluble et entrera alors dans l’histoire ou bien passera-t-elle à côté. A la veille de l’élection présidentielle, elle a tous les atouts en main.

Auteur
Bachir Hakem

 




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