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​El Oued : arrestation d’un citoyen après la diffusion d’une vidéo sur la grève des transporteurs

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​Silence sur la grève des transporteurs. Interdite de relais médiatiques et sur les réseaux sociaux. Le 1er janvier 2026, la wilaya d’El Oued a été le théâtre d’une interpellation qui soulève à nouveau le débat sur la frontière entre le droit à l’information et l’ordre public.

Selon une alerte publiée par l’organisation de défense des droits de l’homme, Shoaa, Hadj Djamel Hayor a été arrêté par les services de sécurité suite à la publication d’une séquence vidéo documentant le mouvement de grève des camionneurs qui protestent contre l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi routière dont les dispositions suscitent une vive opposition chez les professionnels du secteur.

​C’est dans ce contexte que Hadj Djamel Hayor a filmé et diffusé une vidéo montrant des camionneurs en grève. Selon les éléments recueillis, le document audiovisuel ne se contentait pas de montrer l’arrêt de travail, mais relayait également un appel explicite : celui de porter les revendications des manifestants directement à la Présidence de la République.

​L’interpellation de M. Hayor intervient alors que le secteur des transports observe des débrayages sporadiques à travers le pays. Pour les autorités, ces arrestations sont souvent motivées par la volonté de prévenir les troubles à l’ordre public ou d’encadrer la diffusion d’informations jugées sensibles en période de contestation.

​À l’inverse, cette situation pose la question de l’exercice du droit d’expression et de documentation, garantis par la Constitution. Les défenseurs des droits de l’homme et les observateurs locaux rappellent que la documentation de mouvements sociaux est une composante essentielle de la liberté de la presse et de l’engagement citoyen.

​L’affaire d’El Oued illustre la complexité du dialogue social actuel. La grève des camionneurs n’est pas uniquement une revendication technique liée au code de la route ; elle est devenue un canal d’expression pour des demandes plus larges de réformes et de reconnaissance.

Cette affaire illustre de manière frappante le rôle moteur des réseaux sociaux face à un champ médiatique verrouillé. Dans ce contexte, la vidéo s’impose comme le principal levier de visibilité des mouvements de contestation, court-circuitant les canaux de médiation traditionnels souvent jugés inopérants et soumis au pouvoir de l’argent public.

Dès lors, la réponse sécuritaire — marquée ici par l’arrestation d’acteurs documentant les faits — trahit une volonté de reprendre le contrôle sur un récit médiatique autour de la contestation qui échappe aux structures institutionnelles. A cet égard,  l’affaire d’El Oued interroge plus largement sur la gestion par les autorités de la contestation sociale et la tendance croissante à judiciariser la parole publique. 

La rédaction

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4 Commentaires

  1. Les chouaker qui régentent la destinée du peuple ont peur de l’effet tache d’huile quibles emporterait. Alors il faut mettre sous cloche tout mécontenement. Si tu l’ouvres pour dénoncer une injustice ou si ti donnes la parole à des contstataires – là des grévists – tu es mort. C’est ainsi qu’on gourverne un pays par la terreur… et on accuse ceux qui s’opposent pacifiquement de terrorisme.

  2. On a le régime dictatorial de la Corée du Nord, le niveau de vie de l’Afghanistan et la médiocrité de l’Algéristan, si ça continue à la Tebboune, bientôt, même la respiration ne sera réservée qu’aux porteurs de drapeaux

  3. Ce n’est pas la seule arrestation. De nombreux citoyens ont été arrêté après avoir publié des vidéos ou pour s’être exprimés. Nous sommes oppressés par une tyrannie complètement décomplexée mais terriblement parano. Quand je pense que certains partis dits démocrates ont chois de participer aux élections législatives. Quelle honte !

  4. A priori, on en serait déjà à une centaine d’arrestation. Principale motif : sabotage de l’économie nationale… Quelle honte ! Même avec le code de l’indigenat pendant la colonisation, nous avions le droit de faire gréve. Ce ne sont pas les grévistes qu’il faut emprisonner c’est Mohamed Tebboune, le vrai saboteur de l’économie nationale, le seul et unique auteur de véritables crimes économiques contre l’économie algérienne.

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