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Pour en finir avec la mystique de l’Etat policier

Tebboune

Tebboune a instauré un climat digne d'une dictature.

Tout ce qui est sur terre est soumis aux lois de la transformation permanente. En l’espèce, le régime qui s’échine à demeurer ce qu’il a été depuis l’aube de l’indépendance, doit se rendre à l’évidence. Il doit changer, c’est dans l’ordre naturel des choses.

Le pouvoir a une apparence et une essence. Une apparence évidemment fausse d’une démocratie respectable qui veut faire croire qu’en disant les grands principes, ils adviennent. Cette conception surannée de diriger relève d’une poudre de perlimpinpin.

L’Algérien est avisé, c’est un citoyen du monde dont le regard embrasse l’humanité et ses évolutions. Il sait comment avancent les pays développés, ceux dans lesquels il souhaite vivre ou tout ou moins, voir l’Algérie suivre le chemin.

Donc il n’a plus aucune illusion sur les desseins du régime. Et en finir avec la mystique de l’Etat policier supposément protecteur du peuple et du pays relève d’une urgence vitale pour ressouder les derniers morceaux d’un destin national démembré ces dernières années par les assauts répétés contre les libertés, toutes les libertés.

Il est manifeste que ceux qui dirigent le pays ont violé le contrat social qui est censé les lier au peuple. Si ce dernier a chargé le régime de le protéger en renonçant à une grande part de sa liberté, le régime a tout pris sans assurer la sécurité, encore moins le présent et l’avenir de pans entiers de la société.

Personne ne croira à quelque dialogue que ce soit tant que tous les prisonniers d’opinion ne seront pas relâchés. C’est un premier pas. Et ce ne sont pas les audiences accordées par Tebboune aux obligés et habituels laudateurs comme le RND ou le MSP qui tromperont l’opinion.

L’Algérie se retrouve de plus en plus isolée et attaquée. Les ennemis du pays connaissent ses limites et ses profondes failles qui labourent la société. Ne pas en tenir compte, c’est faire prendre des risques inconsidérés pour la stabilité du pays.

C’est pour toutes ces raisons internes mais aussi internationales qu’un changement profond des méthodes de gouvernance urge.

Ce changement profond et sérieux n’est pas un oukase, mais une aspiration sans nul doute largement partagée par toutes celles et tous ceux qui sont épris par cette terre.

L’Algérien est épuisé de vivre sous tension. Il est interdit de parole, de sortie du territoire, de rentrer en Algérie pour d’autres, d’entreprendre librement sans devoir passer par la corruption, d’attendre un logement dont les délais de livraisons s’étirent à rallonge… L’Algérien aspire à l’apaisement, à la paix avec lui-même, ses voisins et les pays proches ou lointains.

L’Algérien veut travailler, aspirer en y croyant à une vie meilleure en Algérie et voyager avec l’envie de revenir chez lui.

Hamid Arab

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