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Enseignement : directeurs ou barons ?

TRIBUNE

Enseignement : directeurs ou barons ?

Il y a beaucoup à dire sur la corruption qui sévit au niveau des établissements scolaires, à fortiori aux paliers moyen et secondaire.

Des directeurs et directrices se sont fait une fortune colossale via des transactions au centre noble de l’enseignement. C’est un dossier plus que noir joint à ces milliers d’affaires de corruption révélées quotidiennement par la presse. C’est tout simplement une preuve que notre peuple hésite à dénoncer les auteurs et les autrices de ces crimes perpétrés sous l’égide d’un système politique qui en favorise l’épanouissement.

Certes, la situation est plus que chaotique mais ça ne va jamais durer, tous ces  malfaiteurs, voyous, corrompus vont comparaître devant une justice digne de ce nom un jour.

Nous sommes au deuxième mois de la rentrée scolaire et le retour des élèves dans leurs établissements après une période de vacance estivale. Une effervescence émaille les villes avec le mouvement habituel des enfants qui se préparent pour une année studieuse.

L’objet de cet article consiste à dénoncer le comportement de quelques directeurs à Akbou qui se sont attribués le titre de barons en s’appropriant ostentatoirement ces lieux publics comme si c’est devenu des écoles privés. Ces magnats appliquent la politique de l’acceptation  pour les uns et l’exclusion pour les autres, c’est-à-dire les démunis, les pauvres, les « sans épaules » comme on les appelait dans le jargon algérien. Un citoyen, éboueur de fonction, s’est vu refuser l’inscription de son fils  dans l’un des collèges à Akbou sans aucun prétexte juste parce qu’il est sans appui. Ces pratiques trop propagées chez nous doivent être dénoncées par tout le monde et par les médias et par la population.

La corruption a gangrené le milieu scolaire au su et au vu des responsables de la tutelle, une forme de favoritisme ronge le statut élevé de l’enseignement. L’apparition d’une nouvelle junte de responsables ont nui à la noblesse de ce métier considéré le plus estimé de par le monde.

Un directeur n’occupe ce poste que pour servir ses concitoyens  et non se servir, le laisser-aller remarqué en Algérie a fait naître ces manières de réduire les écoles, les collèges, les lycées en des marchés où s’effectuent les transactions du genre business au détriment de bons élèves qui n’ont pas la chance d’être recaser dans ces établissements.

C’est à l’Etat qu’impute la responsabilité de corriger voire punir ce genre de directeurs qui, en l’absence de tout contrôle, imposent leurs lois. La majeure partie des problèmes émane des nouveaux directeurs qui souffrent d’une mauvaise formation pédagogique, et qui, à défaut de compétence, créent différents problèmes au sein de leurs collèges.

La presse a rapporté quelques problèmes dû au manque de maturité pédagogique ainsi qu’au déficit en matière de compétence. Les inspecteurs doivent être sévères à l’endroit de ces « Chwaker » qui  se sont emparés de ces postes par la seule recette de la fraude et de la tchipa.

Auteur
Rachid Chekri

 




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