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Gendarmerie nationale : le général Sid Ahmed Bouremana confirmé après le limogeage inexpliqué de son prédécesseur 

Le général Sid Ahmed Bouromana

La publication du Journal officiel de la République algérienne (JORA) n°04 du 18 janvier 2026 a officiellement confirmé le général Sid Ahmed Bouremana au poste de Commandant de la Gendarmerie nationale. Le décret présidentiel, daté du 7 janvier 2026, met fin à l’intérim qu’il assurait depuis avril 2025, à la suite du limogeage du général Yahia Ali Oulhadj.

Cette confirmation tardive, bien que juridiquement attendue, ne dissipe pas les zones d’ombre entourant le départ de son prédécesseur, intervenu sans explication publique. À l’époque, aucune communication officielle n’avait précisé les motifs de cette éviction, laissant place à diverses interprétations au sein des cercles sécuritaires.

Sur le plan réglementaire, la transition s’est opérée en deux étapes. Le général Bouremana avait d’abord été désigné commandant par intérim par décret présidentiel du 18 mai 2025, publié au JORA n°30 de 2025, avec effet rétroactif au 19 avril 2025. Le décret de janvier 2026 consacre désormais sa nomination définitive et lui confère l’autorité pleine à la tête de ce corps stratégique.

Le choix de ce profil traduit, en apparence, une orientation assumée vers des compétences techniques. Ingénieur d’État en électrotechnique, formé à l’École militaire polytechnique, le général Bouremana est titulaire d’un master en imagerie légale obtenu au Royaume-Uni. Il a dirigé l’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) entre 2014 et 2021 et occupait, avant l’intérim, le poste de chef d’état-major du commandement.

Sa confirmation intervient dans un contexte sécuritaire régional marqué par la persistance des menaces transfrontalières et l’essor de la criminalité numérique. Deux priorités se dégagent : rétablir la cohésion interne après une transition conduite sans clarification publique et renforcer l’adaptation technologique de la #  # #Gendarmerie nationale face aux nouvelles formes de criminalité.

En filigrane, cette nomination s’inscrit dans une recomposition plus large de la haute hiérarchie sécuritaire, caractérisée par des changements opérés dans une grande discrétion institutionnelle. Une stabilité formelle est désormais actée, sans que les conditions du précédent départ n’aient été éclaircies. Pour autant, il faut souligner que le pouvoir n’a pas pour habitude d’expliquer les recompositions en son sein. Loin de la.

La rédaction

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