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L’Algérie condamne la reconnaissance par Israël de l’indépendance du Somaliland 

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L’Algérie a fermement dénoncé la décision d’Israël de reconnaître l’indépendance du Somaliland, une région sécessionniste de la Somalie. Alger y voit une violation manifeste du droit international et un facteur de déstabilisation majeur pour la Corne de l’Afrique.

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, l’Algérie qualifie cette reconnaissance d’« illégitime » et contraire aux principes fondamentaux du droit international. Elle estime que cette décision porte directement atteinte à la souveraineté de la République fédérale de Somalie, à l’unité de son territoire ainsi qu’à son intégrité territoriale.

Alger considère que cet acte dépasse le cadre d’une simple prise de position diplomatique et constitue une menace sérieuse pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la région de la Corne de l’Afrique, déjà fragilisée par des équilibres politiques et sécuritaires précaires.

Le communiqué rappelle que la reconnaissance de l’indépendance du Somaliland  va à l’encontre des principes consacrés par la Charte des Nations unies, notamment le respect de la souveraineté des États et de leurs frontières internationalement reconnues. Il souligne également la contradiction avec les fondements du système continental africain, en particulier le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale, consacré par l’Organisation de l’unité africaine puis réaffirmé par l’Union africaine.

Dans ce contexte, l’Algérie réaffirme son attachement aux positions constantes de l’Union africaine, qui considère le respect de l’intégrité territoriale des États comme une condition essentielle à la préservation de la stabilité et de la sécurité sur le continent.

En réitérant son soutien total et constant à la Somalie, l’Algérie met en garde contre les répercussions régionales d’une telle reconnaissance, qu’elle juge contraire aux principes fondateurs de l’ordre international et porteuse de risques accrus pour l’équilibre géopolitique de la Corne de l’Afrique.

Samia Naït Iqbal

Quand le Somaliland proclame son indépendance

Le Somaliland a proclamé unilatéralement son indépendance le 18 mai 1991, après l’effondrement de l’État somalien. Correspondant à l’ancien protectorat britannique, la région dispose depuis de ses propres institutions et d’une stabilité relative, sans toutefois bénéficier d’une reconnaissance internationale, l’ONU et l’Union africaine continuant de la considérer comme partie intégrante de la République fédérale de Somalie. Israël est le premier et seul pays membre de l’ONU a reconnaître officiellement la République du Somaliland.

Outre la Somalie, plusieurs pays arabes (Égypte, Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Jordanie, Irak), la Turquie, Djibouti, le Pakistan, ainsi que des organisations régionales comme l’OCI et le GCC ont publiquement critiqué ou rejeté la décision d’Israël de reconnaître l’indépendance du Somaliland, dénonçant une violation du droit international et un risque pour la stabilité régionale. 

L’Union Africaine (UA) a officiellement rejeté toute reconnaissance du Somaliland, rappelant que cela contrevient à l’Acte constitutif de l’organisation sur l’intangibilité des frontières de 1964.

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5 Commentaires

  1. Lorsque le Soudan du Sud a pris son indépendance, les conventions internationales, les constantes de l’OUA, les principes et l’intangibilité des frontières… n’ont rien pu faire.
    Les déclarations de ces « régimes » illégitimes fondés sur la rapine ne serviront à rien. La Somalie est en guerre depuis… toujours, mais personne n’a essayé de lui venir en aide.
    Les déclarations, les communiqués de presse, sont des vociférations inutiles de « gouvernants » stupides et illégitimes qui ne pensent qu’à leurs privilèges.
    L’Érythrée qui se trouve dans la même zone géographique faisait partie de l’Éthiopie mais en 1991 elle a accédé à son indépendance…
    Les conventions, les principes internationaux, ces machins trucs sont faits pour être brandis par tous ces fonctionnaires corrompus jusqu’à la moelle représentant ces oligarchies, ces voyoucraties et ces dynasties militairo-islamo-totalitaires, qui tôt ou tard, vont subir le même sort.

  2. Ouhlala, Israël doit trembler et faire des cauchemars !.
    Occupez-vous plutôt à faire en sorte que le ghachi puisse manger à sa faim et surtout avoir de l’eau pour boire. Le voisin de l’ouest à mis sur la place publique votre incompétence et votre avidité à toujours volé.
    Sans gaz et sans pétrole ils ont montré à la face du monde ce qu’est le progrès et l’amour de leurs pays.
    Vous êtes définitivement de l’autre monde.

  3. « … principe de l’intangibilité des frontières héritées de la période coloniale, consacré par l’Organisation de l’unité africaine puis réaffirmé par l’Union africaine. » des frontières consacrées et réaffirmées par l’OUA et l’UA, deux groupements de dictateurs qui ont tout intérêt à effacer les peuples, avec leurs diversités, en les confinant au statut de minorités pour mieux régner en toute tranquillité. Car, les frontières hérités de la colonisation ont été tracées, à leur époque, par des puissances coloniales, dont le ut premier était de morceler, justement, les peuples d’Afrique, en créant des nations artificielles, faites de groupements de populations qui n’avaient rien à partager entre elles, surtout pas faire nation. Au lendemain des « indépendances » de ces nations artificielles africaines, au lieu que les nouveaux dirigeants rétablissent les nations gommées et morcelées par les colonisateurs, ils se sont inscrits dans la continuité, en consacrant et réaffirmant cet héritage empoisonné, s’inscrivant de fait comme les continuateurs des anciens colons. Les peuples victimes de ces frontières artificielles ont tout à fait le droit de revendiquer leur non-reconnaissances de ces nations-prisons dans lesquelles ils ont été enfermés, sans consentement.
    Aujourd’hui condamner la reconnaissance du Somaliland par Israël, et peut-être demain, la Kabylie, n’y changera rien. La marche de l’Histoire est inexorable. Des néo-colonisateurs, tous ces dictateurs africains, peuvent toujours brandir le droit international, l’intangibilité de frontières, etc. ne changera pas la réalité. Ils peuvent juste retarder l’inévitable, en le payant, chèrement, en instabilité politique, en crises sociales et économiques, en révoltes, et même en guerres civiles (ils sont capables de tout pour continuer à régner et à perpétuer l’ordre colonial dont ils ont hérité), mais un jour viendra o ces pseudo-nations imploseront, car ce qui est contre-nature ne reste jamais stable. Il ne peut pas avoir cohésion lorsque des corps hétérogènes sont mélangés.

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