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L’Arabie saoudite dément avoir tué des migrants éthiopiens

Drapeau arabie saoudite

L’Arabie saoudite a démenti les accusations de l’organisation Human Rights Watch (HRW) selon lesquelles les forces frontalières saoudiennes auraient tué des centaines de migrants éthiopiens à la frontière avec le Yémen.

Riyad a finalement réagi aux graves accusations portées par HRW. S’adressant à l’AFP sous couvert d’anonymat, une source gouvernementale saoudienne a déclaré que ces accusations étaient sans fondement.

«Les allégations contenues dans le rapport de Human Rights Watch selon lesquelles des gardes-frontières saoudiens auraient tiré sur des Éthiopiens alors qu’ils traversaient la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen sont infondées et ne proviennent pas de sources fiables», a indiqué la source.

Armes lourdes

Les autorités saoudiennes ont également fermement démenti les allégations faites par des responsables de l’ONU en 2022, selon lesquelles les gardes-frontières auraient systématiquement tué des migrants l’année dernière.

Dans son rapport, Human Rights Watch a accusé les gardes-frontières saoudiens d’avoir usé d’armes lourdes et d’explosifs pour tuer des migrants, pour la plupart éthiopiens, qui tentaient d’entrer dans le Royaume depuis le Yémen. Pour argumenter ses accusations l’ONG écrit qu’elle « a interviewé 42 personnes, dont 38 migrants et demandeurs d’asile éthiopiens qui ont tenté de franchir la frontière entre le Yémen et l’Arabie saoudite entre mars 2022 et juin 2023, et quatre membres de la famille ou amis de ceux qui ont tenté de franchir la frontière au cours de cette période. Human Rights Watch a analysé plus de 350 vidéos et photographies publiées sur les réseaux sociaux ou obtenues auprès d’autres sources, ainsi que plusieurs centaines de kilomètres carrés d’images satellite ».

Avec agence

 

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