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L’artiste Reda City 16 en grève de la faim illimitée

S’en prenant à Ennahar

L’artiste Reda City 16 en grève de la faim illimitée

Hamimed Reda, connu sous le surnom d’artiste Reda City 16, est entré dans une grève de la faim illimitée, informe un communiqué rendu public par sa famille.

L’artiste a été arrêté le 18 octobre dernier et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’El Harrach. Il est accusé de faire partie d’un réseau du cyberactiviste Amidz.

Par cet acte ultime, l’artiste entend dénoncer son incarcération, estimant qu’il est innocent de toutes les accusations dont on le charge.

Par la même occasion la famille de Hamimed Reda rappelle que le traitement médiatique que lui a infligé « un média » – Ennahar, sans qu’il soit cité dans le communiqué – l’a profondément affecté. La famille estime qu’il a été traîné dans la boue par cette chaîne de télévision et a porté atteinte à son intégrité.

Cette chaîne de télévision a porté des accusations et prononcé son verdict contre Reda Hamimed avant que la justice ne se prononce, crie dans son communiqué la famille. « Il (cet organe médiatique, ndlr) s’est transformé en procureur faisant régner sa loi à la place de la justice», ajoute le communiqué de la famille. « Ce média viole la justice algérienne », ajoute-t-elle. Il y a quelques jours la famille a écrit une lettre pour le président Bouteflika afin qu’il intervienne et libère son fils. En vain.

Depuis début octobre, la rue algérienne assiste à des arrestations puis à des libérations à tour de bras. Il y a eu les cinq journalistes dont trois croupissent toujours en prison. Les cinq généraux-majors placés en détention préventive puis libérés et des artistes comme Hamimed Reda, arrêté dans le cadre de l’affaire Amir Dz dont le principal accusateur est Anis Rahmani, patron d’Ennahar TV. 

Auteur
Yacine K.

 




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