Le journaliste et écrivain Saad Bouakba a été interpellé chez lui aujourd’hui mercredi.
L’arbitraire et la répression ponctue le quotidien des Algériens qui s’expriment librement. Saad Bouakba (79 ans) accordé une série d’entretiens à Vision Tv où il a déroulé l’histoire du pays et les arrière-cours du pouvoir et de ses hommes depuis l’indépendance du pays. Dans un de ses enregistrement, le journaliste a dressé un portrait élogieux de Krim Belkacem, assassiné le 18 octobre à Francfort, en Allemagne, par des sicaires du pouvoir de Boumediene.
Le journaliste a été relâché en fin de journée et convoqué, demain, par la justice, rapporte Abdelhak Lalag, rédacteur en chef de la chaine VisionTV.
Il est utile de rappeler que l’Algérie vit sous une insupportable chape de plomb. Aucune expression libre n’est tolérée par le pouvoir d e la dyarchie Tebboune-Chanegriha. La presse a renoncé à son impertinence, préférant plier l’échine, voire louer le pouvoir au prix de quelques pages de publicité. La société civile est mise au pas. Près de 250 prisonniers d’opinion croupissent derrière les barreaux. L’un d’entre eux, Cherif Mellal, mène depuis 9 jours une grève de la faim contre l’arbitraire dont il est victime.
Sofiane Ayache

