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Le panier de l’Opep grimpe, lundi, à 64,27 dollars le baril

PETROLE

Le panier de l’Opep grimpe, lundi, à 64,27 dollars le baril

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s’est élevé lundi à 64,27 dollars le baril, contre 62,93 dollars la veille, a indiqué mardi l’Organisation pétrolière sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’Opep (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen(Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).

Lundi, les prix du pétrole ont terminé en hausse, soutenus par la montée des tensions dans le détroit d’Ormuz après la saisie par l’Iran d’un tanker britannique.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s’est apprécié de 79 cents, ou 1,3%, pour terminer à 63,26 dollars.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août, dont c’est le dernier jour de cotation, a gagné 59 cents, ou 1,1%, pour finir à 56,22 dollars.

La semaine dernière, le Brent et le WTI avaient respectivement perdu 6,4%  et 7,6%.

Mais les cours du brut ont commencé à se redresser en fin de séance vendredi, quand l’Iran a annoncé avoir « confisqué » Le Stena Impero, un pétrolier battant pavillon britannique, alors qu’il circulait dans le détroit d’Ormuz, théâtre de tensions depuis plusieurs mois.

Ce point de passage est stratégique pour le commerce mondial de pétrole puisqu’y transite, selon l’Agence américaine d’informations sur l’Energie, l’équivalent de 21% de la consommation mondiale de produits pétroliers.

Toutefois, « vu (la baisse de la semaine dernière) et les tensions grandissantes entre les pays occidentaux et l’Iran à propos de tankers saisis, la réaction des prix aujourd’hui est relativement discrète », a commenté un analyste.

« La réponse modérée du marché est sans doute liée au fait que l’Iran n’a pour l’instant procédé qu’à de petites provocations et n’a pas commis de gestes grandioses pouvant vraiment perturber la navigation dans le détroit », a décrypté un spécialiste. « Les courtiers ne pensent pas que tous ces accrochages vont déboucher sur un conflit majeur. »

Par ailleurs, « tout le monde part du principe que l’offre est abondante sur le marché mondial et que toute perturbation pourrait facilement être compensée », a-t-il ajouté.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui détient des stocks d’urgence, s’est d’ailleurs dite lundi « prête à agir » à la suite des tensions dans le détroit d’Ormuz, mais a assuré que le marché pétrolier était pour l’instant bien approvisionné, « avec une production de pétrole qui excède la demande au premier semestre ».

Dans le même temps, les investisseurs jugent depuis plusieurs mois que la guerre commerciale menée par les Etats-Unis, notamment à l’encontre de la Chine, va pénaliser la croissance mondiale et donc la demande d’or noir à venir.

Dans ce contexte, la décision début juillet de l’Opep et ses alliés de prolonger leur accord de réduction de la production jusqu’en mars 2020 n’a pas permis de soutenir durablement les prix.

Pour rappel, l’Opep et ses dix partenaires ont décidé, début juillet, de prolonger leur accord de réduction de la production pour une durée de 9 mois à partir du 1er juillet tout en adoptant une charte de coopération.

L’Organisation avait convenu, en décembre 2018, avec dix pays producteurs non-Opep, la Russie à leur tête, d’une baisse conjointe de leur production de 1,2 million de barils/jour à partir du 1er janvier 2019, pour une période de six mois, avec une réduction de 800.000 barils/jour par l’Opep et de 400.000 barils/jour par ces pays producteurs non-Opep.

Auteur
APS

 




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