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L’État ouvre la voie à une régularisation encadrée des migrants algériens en situation irrégulière

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La réunion du Conseil des ministres présidée par Abdelmadjid Tebboune a été marquée par une décision politique significative concernant les Algériens établis à l’étranger en situation irrégulière, communément désignés comme harraga.

En parallèle des dossiers économiques et sectoriels examinés, cette mesure constitue l’un des faits majeurs de la rencontre, tant par sa portée sociale que par son message politique.

Une réponse politique à une situation sociale persistante

S’adressant directement à cette frange de la jeunesse algérienne, le président de la République a décrit des parcours souvent marqués par la précarité, l’isolement et l’exploitation. Selon l’exécutif, nombre de ces migrants n’ont pas commis de crimes graves, mais se retrouvent bloqués à l’étranger à la suite de départs irréguliers, parfois motivés par la peur de procédures administratives ou judiciaires mineures.

Dans ce contexte, le Conseil des ministres a décidé de procéder à la régularisation de leur situation, sous réserve d’un engagement formel à ne pas récidiver. Cette décision s’inscrit dans une approche présentée comme à la fois humanitaire et sécuritaire, visant à mettre fin à des situations de vulnérabilité prolongée tout en réaffirmant l’autorité de l’État.

Un dispositif strictement encadré

La mise en œuvre de cette mesure sera assurée par les représentations consulaires algériennes à l’étranger, chargées d’accompagner les personnes concernées jusqu’à leur retour en Algérie. Le gouvernement insiste sur le caractère ciblé de la régularisation, qui ne saurait être assimilée à une amnistie générale.

Sont explicitement exclus du dispositif les individus impliqués dans des crimes graves, notamment les atteintes volontaires à la vie, le trafic de stupéfiants, le commerce d’armes, ainsi que toute collaboration avec des services de sécurité étrangers portant atteinte aux intérêts nationaux. Cette exclusion vise à préserver l’équilibre entre considérations sociales et impératifs de sécurité.

Un message adressé à la jeunesse et à l’opinion publique

Au-delà de son volet administratif, cette décision revêt une dimension politique assumée. Le chef de l’Etat a dénoncé l’instrumentalisation du phénomène migratoire à des fins de déstabilisation et de discrédit de l’image du pays, estimant que certains discours exploitent les chiffres de l’émigration clandestine pour alimenter un climat de défiance.

En ouvrant la voie à une régularisation conditionnelle, l’exécutif cherche à désamorcer cette lecture tout en adressant un signal à la jeunesse : celui d’un État disposé à accompagner le retour, mais sans banaliser l’irrégularité ni encourager de nouveaux départs. Cependant, il faut rappeler que les conditions produisant les effets, cet appel aura peu de résonnance auprès de cette jeunesse dont les motifs d’exil sont essentiellement le pouvoir en place, ses pratiques autoritaires et l’absence totale de perspectives économiques sérieuses et de détente.

Les autres dossiers examinés en arrière-plan

Cette décision est intervenue dans un Conseil des ministres également consacré à des dossiers structurants. Le président a notamment insisté sur l’accélération de la numérisation des administrations, appelée à devenir un outil central de gouvernance et de détection des dysfonctionnements. Le secteur agricole a, quant à lui, fait l’objet d’orientations visant à améliorer les rendements, réduire la dépendance aux importations et sécuriser l’approvisionnement du marché national.

Enfin, pour la campagne agricole 2025-2026, l’objectif d’extension des surfaces cultivées à trois millions d’hectares a été réaffirmé, avec une attention particulière portée à l’importation d’équipements destinés à la récolte.

Samia Naït Iqbal

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5 Commentaires

  1. Le pouvoir présente ce dispositif comme une faveur et non comme un devoir de l’état de protéger ses propres citoyens à l’étranger d’une part et d’un autre côté les décideurs ne reconnaissent pas leurs propres responsabilité dans cette situation dramatique.
    Comme d’habitude ils agissent contre les conséquences d’une problématique mais Jamais contre les raisons de l’immigration clandestine de la jeunesse algérienne.
    Je doute fort sur l’efficacité de ces lois sur cette jeunesse sans perspective ni avenir dans leur propre pays.
    C’est la fuite en avant en permanence , des conseils de ministres se suivent et se ressemblent sans valeurs ajoutées sur la situation des algériens.

    • Je cite: « Je doute fort sur l’efficacité de ces lois sur cette jeunesse sans perspective ni avenir dans leur propre pays.
      C’est la fuite en avant en permanence , des conseils de ministres se suivent et se ressemblent sans valeurs ajoutées sur la situation des algériens.
       »

      Ca serait interessant d’en savoir plus et pouvoir comprendre les comment et pourquoi » de ces doutes relatifs a:

      1. Les raisons de l’Emmigration,
      2. L’absence de perspectives et avenir,
      3. Impossibilite’ d’en deguager une valeur ajoute’e – laquelle au fait?

      En quelque sorte, ce que vous semblez dire que les reponses aux questions traite’es par ces wazirs, de fait depuis des GENERATIONS maintenant, sont sont hors-sujets, quelque soit la clique de wazirs ou les circonstances, et de maniere constante a travers le temps(62 ans). D’ailleur, ca echoe la dynamique d’avant 1954 meme. Puis l’exception de 1954-1962, ou l’exception qui confirme une regle – CHANGEMENT de CAUSE, de METHODE et de CLIQUE. Il me semble que votre commentaire suggere que ce qu’il y a EXAMINER est cette regle-la et non ce que son application produit repetitivement. Bref, vu ces elements, il est logique d’affirmer que se sont les questions c.a.d. l’AGENDA qui a besoin de changer depuis sa cause(objectif) aux methodes jusqu’a la clique.

      Sans accuser personne de quoi que se soit, il est clair que, ce changement d’agenda ne pourrait porter fruit que si ces 3 elements constitutifs (Objectif, Mehode et Clique/ »Equipe ») soient en ALIGNEMENT. Cet alignement depend a l’evidence des attributs constitutifs. Ca devient vraiment elementaire, au point ou partout dans le monde, a l’exception de la Chine, Core’e du nord, Cuba et Iran et theocraties, l’analyse et l’argumentation Libre et Honnete de ces sujets ne sont pas taboos. En bref, voici les attributs ou contraintes qui se deguagent de ces 3 elements:

      Objectif: En une phrase c’est realiser l’INVESTITURE des Algeriens dans leur pays.
      1. Y vivre egual a soi-meme dans la securite’ totale et avec fierte’ et dignite’.
      2. Participer dans la construction du pays et son amelioration.
      3. Percevoir un chemin plus que probable de realiser ses ombitions, sans QUELCONQUE BLOCKAGE ou CONTRAINTE.

      METHODE: Des lors que l’objectif est celui de l’Algerien, la Methode le sont aussi – a puiser dans le Capital Culturel local.
      Il y a la un enorme chantier, a commencer par, si ce n’est dans l’immediat, de maniere progressive accelere’e etaler le CAPITAL CULTUREL ALGERIEN duquel extraire les elements de methode a mettre a execution ou a explorer pour mise-a-jour adequate. A l’evidence cela va depuis les structures sociales meme, jusqu’aux langues de communications et de travail.

      EQUIPE: Tandis que les objectifs semblent naturels voir communs/universels, la methode quand a elle semble lourde de defis. Et c’est ce poids-la qui impose une analyse et scrutin pointu de ceux-la meme QUALIFIE’S POUR CELA.
      Quelle Utopie que d’esperer un resultat en appliquant les meme vieilles methodes par la meme vieille clique.

  2. Ma raison d’etre: Combattre le regime imperial arabo-islamiste installe’ a alger, ni plus ni moins. La majorite’ des Arabes sont d’accord pour aider, ca lavera la tache qui salit leur histoire, culture et heritage spirituel. Mais, ce n’est qu’une qu’une question de temps avant que toutes les Phiniqiettes seront deterre’es, brule’es et leur cendres envoye’es One Way vers phiniqia. Les jeunes Algeriens ne fuient pas l’Algerie et ne courent pas apres un sandwich, ils et elles FUIENT LA PESTE autrement designe’e comme le REGIME. Regardez ce qui se passe en Iran, les Perses reprennent leur pays.

  3. Ils commencent à faire dans leurs frocs.
    La droite dure arrive à grands pas en France.
    Ils vont tout faire pour se repentir pour ne pas être exposés avec leurs milliards détournés et la publication de toutes les archives., qui montrerons que toute l’histoire qu’ils racontent n’est que du khorti, et que l’indépendance n’a jamais était acquise mais donnée par la France.
    Sans oublier de dire que la moitié du Sahara a toujours appartenu au Maroc et gracieusement donné à l’ânejiri par la France.

  4. Suis-je le seul à avoir lu, pui relu ce titre sans le comprendre ?

     » L’État ouvre la voie à une régularisation encadrée des migrants algériens en situation irrégulière »

    Ils sont ENCORE algériens, y’a rien èa régulariser là .tous ses papiers sont renouvelables, il n,a rien perdu … .. Non ?

    Ils sont partis ailleurs, donc ne sont plus sous ta  »juridiction » … non ?

    Ce Bled est foutu … !

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