Site icon Le Matin d'Algérie

L’humour juif en littérature

JEUNES ALGÉRIENS, À VOS LIVRES !

L’humour juif en littérature

Si vous êtes choqués que je présente un auteur, par la seule raison qu’il est juif, passez votre chemin, personne ne peut plus rien pour vous, pas même la lecture.

Mais je suis sûr qu’une majorité continuera la lecture de cet article pour le bonheur de la lecture..

On a souvent relevé que l’humour juif était très prononcé, comme celui qu’on attribue aux Britanniques, accompagné de leur légendaire flegme.

Je ne suis pas un érudit mais seulement un amoureux des livres. Il semble tout d’abord, à mon avis, que cette particularité soit circonscrite à la région dite « Ashkénaze », c’est-à-dire originaire d’Europe de l’Est.

Et particulièrement dans ce qu’on appelle l’école littéraire juive américaine lorsque les migrants se sont installés Outre-Atlantique.

Isaac Bashevis Singer en est le maître absolu (Prix Nobel de littérature). Un virtuose de l’humour juif qui atteint les sommets de la littérature.

Pourquoi l’humour juif ?

En fait, c’est un fait assez banal de constater que le rire et le second degré envahissent souvent l’esprit de l’être humain lorsqu’il n’a plus accès à la raison pour comprendre et maîtriser son trouble.

Les rires des repas après une cérémonie funéraire sont connus. Nous mêmes, combien avions-nous trouvé hilarant un certain humour de nos grands-mères alors que les circonstances ne s’y prêtaient pas naturellement.

Il faut comprendre que la condition juive fut épouvantable durant des siècles, particulièrement en Europe de l’Est et en Russie. Alors, l’humour est la dernière frontière pour survivre et atteindre un îlot d’humanité que la raison interdit.

Avec considérablement moins de talent que des monstres sacrés comme Singer, j’ai toujours utilisé le second degré dans mes posts sur Facebook parce que la raison ne me permet pas d’atteindre l’irréel de mon pays  natal, l’Algérie.

Pourquoi l’humour juif dans la littérature américaine ?

En fait, c’est parce que l’humour juif a bénéficié d’une certaine distance et de liberté lorsque les migrants juifs se sont installés aux États-Unis. C’est assez compréhensible.

Il s’agissait souvent d’auteurs qui maîtrisaient encore le yiddish, c’est-à-dire un langage parlé des juifs allemands.

Ce sont, la plupart du temps, de grands intellectuels qui vivaient de la publication de leurs nouvelles dans des revues littéraires et communautaires.

Comme à mon habitude, je vous recommande de lire un livre de cet auteur sans que je vous en donne un choix précis.

En général, ce sont des nouvelles donc des petites histoires qui vous évitent les lectures fastidieuses si vous n’êtes pas habitués aux lectures longues.

Riez, souriez et apprenez de ces auteurs magnifiques.

Rien, absolument rien, n’enlèvera votre liberté à critiquer la politique d’un gouvernement dont vous devinez le nom du pays.

Au contraire, savoir et lire renforcent alors votre jugement d’une intelligence qui vous légitime à la critique, quelle que soit son orientation.

L’ennemi, c’est souvent votre esprit, emprisonné par le dogme de ceux qui veulent vous abrutir et vous dominer.

Lisez Isaac B. Singer, vous atteindrez les sommets de l’humour et de la liberté de penser.

Auteur
Boumediene Sid Lakhdar, enseignant

 




Quitter la version mobile