L’espoir de la semaine parfaite a laissé place à une fin de week-end au goût amer. Quatre jours après leur relance européenne contre Newcastle (2-1), les Marseillais, accrochés sur le fil par Toulouse au Stade Vélodrome (2-2), n’ont pas su profiter de la défaite du PSG à Monaco (0-1) un peu plus tôt ce samedi pour prendre les commandes du classement de Ligue 1.
Le scénario, cruel et frustrant, a laissé Roberto De Zerbi avec un sentiment d’inachevé. « On le paye très cher », a-t-il regretté après une égalisation concédée dans les ultimes secondes, reflétant les difficultés persistantes de son équipe à fermer les matches.
La rencontre avait pourtant commencé de la pire manière. Surpris par l’intensité des visiteurs, l’OM a rapidement concédé l’ouverture du score. Secoués, les Marseillais ont fini par réagir, retrouvant du mouvement et de l’inspiration offensive pour égaliser puis prendre l’avantage. Le Vélodrome s’était alors enflammé, croyant assister à un succès charnière, capable d’ancrer durablement l’équipe dans une dynamique positive après sa victoire européenne.
Mais la suite a rappelé les limites actuelles de Marseille. Incapables de conserver le contrôle du ballon dans le dernier quart d’heure, les joueurs de De Zerbi ont reculé, laissé des espaces et permis à Toulouse de reprendre espoir. Dans un ultime assaut, le club toulousain a arraché l’égalisation, laissant un stade médusé et un entraîneur amer face à une victoire qu’il pensait acquise.
Ce nul pèse d’autant plus lourd que le PSG avait laissé la voie ouverte quelques heures plus tôt. Désormais, c’est Lens qui pourrait en profiter : une victoire à Angers ce dimanche offrirait aux Sang et Or la tête du classement. Pour l’OM, l’occasion s’envole encore, rappelant une évidence : sans rigueur jusqu’au bout, les ambitions se fissurent.
Djamal Guettala

