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L’intersyndicale de la santé alerte sur la situation de blocage

TRIBUNE

L’intersyndicale de la santé alerte sur la situation de blocage

Le Syndicat National des Enseignants Chercheurs Hospitalo-Universitaire (Maitres Assistants, Professeurs Agrégés et Professeurs en Médecine, Pharmacie et Chirurgie Dentaire), le Syndicat National des Praticiens de Santé Publique et le Syndicat National des Médecins Libéraux (SNECHU – SNPSP – SNML) ont rendu public le communiqué suivant. 

Réunis en intersyndicale le 07 janvier 2021, les syndicats SNECHU, SNPSP et SNML ont pris acte du communiqué du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) daté du 29 décembre 2020, sommant les Sections Ordinales Régionales (SOR) des médecins à reporter la date des élections de renouvellement de moitié de leurs membres, en dépit de la décision du Conseil National de Déontologie Médicale (CNDM) de les tenir le 4 mars 2021.

L’Intersyndicale rappelle que le Conseil de l’Ordre est une institution qui fédère l’ensemble des praticiens, quel que soit leur statut, leur mode d’exercice et leur spécialité. Il veille au maintien des principes de moralité et de probité, indispensables à l’exercice de l’art de soigner et des règles édictées par le code de déontologie.

L’Intersyndicale exprime sa profonde inquiétude sur la situation de blocage que connait le Conseil de l’Ordre des Médecins ainsi que le Conseil de l’Ordre des Chirurgiens-dentistes.

Soucieuse du respect des lois et des procédures, l’Intersyndicale rappelle que le CNDM, instance suprême, est habilité à organiser des élections ordinales en conformité avec les textes réglementaires qui le régissent.

L’Intersyndicale rejette les raisons évoquées par le CNOM justifiant ce report et rappelle que la loi sanitaire de 2018 n’est pas exécutable en raison de l’absence des textes d’application. Néanmoins, elle appelle les autorités compétentes à les constituer.

L’Intersyndicale reste à l’écoute de la voix de la légalité et de la raison à laquelle elle appelle inexorablement les acteurs de cette crise institutionnelle. Le Conseil de l’Ordre se doit d’avoir un comportement qui sied à la majesté de sa position et de ses missions.

L’Intersyndicale exprime son mécontentement devant la situation périlleuse porteuse de risque de démembrement et en appelle aux autorités administratives et juridiques, garantes de l’application des lois, afin de parvenir à une solution de sortie de crise.

 




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