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Lourdes condamnations pour l’ex-ministre Hassan Tidjani-Haddam, le procès d’Ali Aoun et son fils attendu

Le procès pour corruption d'Ali Aoun et son cercle familial attendu. Crédit photo : DR

​Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a rendu plusieurs décisions majeures durant la semaine du 25 janvier 2026.

Entre la condamnation définitive de l’ex-ministre du Travail, Hassan Tidjani-Haddam, et les nouveaux développements concernant l’ex-ministre de l’Industrie, Ali Aoun, le calendrier judiciaire marque une accélération dans le traitement des dossiers de corruption.

​Affaire CNAS : le verdict du 24 janvier

​Le samedi 24 janvier 2026, le tribunal a prononcé une peine de sept ans de prison ferme à l’encontre de Hassan Tidjani-Haddam. L’ancien ministre, qui a également dirigé la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

​Selon plusieurs sources médiatiques dont El Watan ayant suivi les débats, le dossier repose sur l’acquisition d’un siège pour la CNAS à Kouba (Alger). Le montant de la transaction, s’élevant à 580 milliards de centimes, a été jugé démesuré par rapport à la valeur réelle du bien, une structure inachevée. Le tribunal a retenu les chefs d’inculpation d’octroi d’avantages injustifiés et de dilapidation de deniers publics.

​Les coaccusés ont également été sanctionnés :

​Le promoteur immobilier : 7 ans de prison ferme. Ex-cadres des Domaines et élus locaux : peines allant de 3 à 4 ans de prison ferme.

​Volet civil : Les condamnés devront verser solidairement 50 milliards de centimes de dommages et intérêts au Trésor public. La confiscation de l’ensemble des biens saisis a été confirmée.

​Dossier Ali Aoun : implication du cercle familial et procès fixé au 2 février

Parallèlement à ce verdict, le tribunal traite le dossier de l’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun. Ce volet judiciaire se distingue par l’implication de plusieurs membres de sa famille, notamment son fils, Bashir Aoun, ainsi que sa fille.

Les investigations, rapportées par la presse nationale, portent sur des soupçons de trafic d’influence et de corruption liés au groupe industriel public Emital. Il est reproché à l’ex-ministre d’avoir favorisé des entités privées dans l’obtention de marchés de récupération de métaux et de gestion industrielle. 

Les enquêteurs s’intéressent particulièrement au rôle d’intermédiaire qu’aurait joué son fils pour faciliter des transactions opaques.

L’ancien ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique comparaîtra le 2 février prochain devant le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, aux côtés de son fils et de plusieurs coaccusés.

Le dossier porte sur des faits présumés de gestion irrégulière et d’octroi d’avantages indus liés à des transactions impliquant des entreprises publiques du secteur industriel. Plusieurs cadres et opérateurs économiques sont également poursuivis dans cette affaire, qualifiée de complexe par des sources judiciaires.

Ali Aoun et son fils comparaîtront sous contrôle judiciaire, tandis que d’autres mis en cause font l’objet de mesures plus restrictives. Les audiences à venir devraient permettre de clarifier les responsabilités pénales et d’examiner les charges retenues par le parquet.

Samia Naït Iqbal

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