Tous mes vœux au journal et à tous. Ils sont présentés à titre personnel mais largement partagés par la rédaction.
Je suis persuadé qu’ils sont cependant assez proches du sentiment de tous. Je souhaite donc une bonne et heureuse année 2026 à tous les intervenants et lecteurs de ce quotidien, au premier rang desquels se trouve son responsable, notre lien à tous.
Ce journal et ses contributeurs sont ceux qui font tout pour apporter la clarté de l’aube qui combat inlassablement les ténèbres du jour précédent en Algérie. Ils participent tous à cette petite lueur qui vacille mais qui éclaire toujours avec une robustesse qui lutte vaillamment contre les démons qui se sont accaparés de notre pays.
Il est beau et nous lui souhaitons une année 2026 dans le bonheur qu’il est encore possible d’atteindre malgré le vent pestilentiel de la dictature qui les étouffe. Ils sont les nôtres et nous sommes conscients dans notre combat farouche qu’il ne faut pas qu’ils jugent nos mots durs comme une globalisation à leur égard.
Je souhaite une excellente année au Matin d’Algérie qui est inébranlable malgré la censure qui lui est infligée en Algérie. Plus il ressentira cette injustice et ce chantage, plus il en est fort pour les combattre.
Nous tous, ensemble, les démocrates, sommes le fleuve qui ne se détournera jamais de son lit, l’année 2026 lui permettra d’avoir encore plus de vigueur pour briser les digues du régime autoritaire algérien. 2026 sera une excellente année et je suis sûr que la fertilité des productions ne fera jamais défaut.
Nous sommes tous soucieux d’apporter une critique éclairée aux événements quotidiens en Algérie, toujours plus liberticides et moteurs puissant d’endoctrinement. Mais nous le faisons avec le souci d’apporter un éclairage très vaste dans le domaine de la culture et des sujets hors des sentiers habituels.
Toutes les réflexions concourent à enrichir notre combat quotidien et je suis sûr que cette année 2026 renforcera notre armure autant qu’elle participera à l’ouverture des tous les esprits en Algérie, par la diversité des contributions autant que celle des lecteurs.
2026 sera excellente car le temps joue en faveur du souffle libérateur qu’apporte le Matin d’Algérie, les lecteurs seront encore plus nombreux, y compris ceux qui sont derrière le mur qui les emprisonne en Algérie.
Le mur de Berlin est tombé, celui des casernes et des dirigeants corrompus le suivra dans son écroulement. 2026 nous en rapproche davantage et le Matin d’Algérie ne sera pas le dernier à prendre la pioche avec ce bonheur de la liberté enfin acquise.
Et faites attention, vous ne connaîtrez l’année 2026 que si vous évitez les excès alimentaires et ceux des boissons. Le but est d’exterminer le régime autoritaire algérien et de libérer les esprits mais pas de dégarnir nos rangs.
Boumediene Sid Lakhdar


Tamazgha a l’autre bout de la planete. Resume’ d’une presentation d’une jeune Americaine a un Seminaire organise’ par et pour la jeunesse conservatrice – autour du Christianisme et la Civilisation Occidentale. Vous noterez que l’auteure s’affranchit des tutelles Europeenne et Orientales. Bonne annee aux eveille’s et meme ceux qui cauchemardent encore – Teboune et ses khawartis, en sont qu’un cauchemard, qui finira tot ou tard, d’une maniere ou d’une autre.
LA SYNTHÈSE NORD-AFRICAINE – UNE ÉVOLUTION DE 300 000 ANS DU DIVIN.
L’origine biologique (Structure physique et force vitale) de la Divinite’:
L’« idée de Dieu » n’est pas née d’une construction administrative ni d’un contrat social vertical. Elle a émergé comme une extension biologique de l’esprit humain, cherchant à appréhender les réalités physiques de la vie et de la mort. Les premiers humains utilisaient l’ocre rouge – la couleur du sang – non pas comme un « symbole » religieux, mais comme une tentative logique d’interagir avec la « force vitale ». Il s’agissait d’une activité relevant de la « sphère personnelle » : une prise de conscience intime que le divin est une réalité vécue au sein du corps humain, et non une institution extérieure. Cette conclusion se verifie a travers 300 000 ans d’histoire et evolution que les sciences modernes ont fini par extraire de l’Antropologie de la chaine montagneuse Atlas.
Les preuves de Jebel Irhoud (315 000 ans de modernité)
Les fossiles de Jebel Irhoud (Maroc, environ 315 000 ans avant J.-C.) font de l’Afrique du Nord le principal « berceau » de l’identité de l’homme anatomiquement moderne.
• Évolution physique et culturelle : L’évolution physique étant liée à l’évolution culturelle, la présence d’humains aux traits modernes il y a 315 000 ans prouve que la capacité cognitive permettant la pensée abstraite complexe, le langage et une spiritualité centrée sur la nature a vu le jour dans cette région.
• Les civilisations perdues : Il est tout à fait logique de supposer que ces « peuples relativement peu nombreux » ont bâti des civilisations sophistiquées et en harmonie avec la nature à travers le « Sahara vert » et le long de la côte atlantique.
• La catastrophe du déluge : Les inondations post-glaciaires (il y a environ 12 000 à 13 000 ans, identifiées comme le Dryas récent) ont probablement détruit ces civilisations côtières et atlantiques. Le récit centré sur le Levant, selon lequel « l’histoire commence il y a 4 000 ans », est un écran religieux et administratif qui ignore cette priorité nord-africaine plus ancienne qu’on dit aujourd’hui disparue. L’est-elle, ou feignons-nous seulement d’aller la trouver et si besoin la liberer?
Le modèle amazigh (sphère civique vs. sphère personnelle)
Les survivants de ces catastrophes – les ancêtres des Amazighs (Imazighen) – ont préservé une « modernité parallèle » dans les refuges des montagnes de l’Atlas. Leur culture se caractérise par une logique sociale unique :
• La sphère civique : Les affaires communes, le droit (Urf) et la vie du village sont gérés par Tajmaât (assemblée fondée sur le consensus). Ce système est strictement pragmatique et non religieux.
• La sphère personnelle : La spiritualité est confinée au « temple intérieur » de chaque individu. Cette distinction a permis d’éviter les conflits et a favorisé l’intégration pacifique des migrants juifs et d’autres populations, car le village était organisé selon des principes d’utilité communautaire plutôt que selon un dogme vertical.
Le schisme de la verticalité
Le cœur du schisme « chrétien » ne résidait pas dans la théologie, mais dans la logique civilisationnelle.
• La résistance de Jésus : Son message était un rejet, typique de l’Afrique du Nord, du « monopole du culte » et de la « hiérarchie par le sang » des élites du Temple.
• Donatisme contre Rome : Le mouvement donatiste du IVe siècle en Afrique du Nord était une résistance amazighe autochtone contre la tentative romaine/gréco-romaine de « verticaliser » le divin. Ils rejetaient l’ingérence de l’État dans la sphère personnelle, protégeant ainsi la tradition millénaire de souveraineté locale.
Saint Augustin et le sanctuaire intérieur
Saint Augustin (lui-même originaire d’Afrique du Nord) a formalisé cette logique dans La Cité de Dieu. Il soutenait que le corps humain est la demeure de Dieu et que le libre arbitre est un droit sacré que l’administration romaine se devait de respecter. Il reconnaissait que contraindre les individus à intégrer une institution détruit l’« autonomie » organique qui assure l’ordre social au sein des villages. La rebellion arme’e etait sur le point de demarrer et ses plaidoieries seules ne suffiraient pour les contenir.
La L’essence de la theologie Occidentale
Si le « divin » réside exclusivement dans le corps humain et la sphère personnelle, alors :
• Le Chretien Libre: La Divinite’ est inextricablement liée à la liberté et à la vie de l’individu humain. Toute atteinte a l’être humain est une atteinte divin meme et l’echecque est assure’.
• L’Incarnation : Dire « Jésus est Dieu » est la déclaration logique selon laquelle l’être humain est le seul véritable temple. Cela élimine l’intermédiaire (prêtre ou État) et place le privilege du sacré directement entre les mains de l’individu.
Les habitants de l’Atlas, également appelés « les Atlantes », sont des traditionalistes contemporains. Leur culture, vieille de 1 600 ans (et dont les racines remontent à 300 000 ans), est un modèle de logique sociale. En considérant Dieu comme une réalité personnelle et évidente, et le village comme un contrat civique et laïque, ils ont préservé la Divinite’ des monopoles corrupteurs des institutions hiérarchiques pendant des millénaires.