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Meurtre de Lora à Paris : Dahbia B., principale suspecte, d’origine algérienne

Lola, tuée à Paris

Dans un premier temps, quatre personnes ont été placées en garde à vue, dont la principale suspecte, Dahbia B. L’enquête se concentre sur le profil psychiatrique de cette SDF de 24 ans, d’origine algérienne, qui a été filmée par la vidéosurveillance en train de rentrer dans l’immeuble avec l’adolescente de retour de l’école, rapporte Le Parisien. La principale suspecte a été vue par un témoin en train de pousser la malle contenant le corps de Lola, selon le quotidien.

Une femme de 24 ans, principale suspecte du meurtre de Lola a été mise en examen lundi par un juge d’instruction parisien pour « meurtre » et « viol aggravé », trois jours après la découverte vendredi dans une malle du corps de la collégienne de 12 ans.

Selon une source proche du dossier, elle a été mise en examen pour « meurtre de mineur de moins de 15 ans » et « viol commis avec actes de torture et de barbarie ».

Une information judiciaire portant sur ces deux infractions criminelles et le délit de recel de cadavre a été ouverte par le parquet de Paris, a précisé une source judiciaire.

Le ministère public a requis le placement en détention provisoire de la femme ainsi que d’un homme, a-t-elle ajouté.

Le débat devant le juge des libertés et de la détention (JLD), qui doit se prononcer sur cette question, a débuté peu après 18h00.

Cheveux brun ondulés remontés en chignon, la femme considérée comme la principale suspecte s’est présentée avec un survêtement bleu, un T-shirt gris et un sweat clair sur les épaules, a constaté une journaliste de l’AFP.

La suspecte avait été interpellée à l’aube samedi à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine). Le huis clos a rapidement été prononcé pour la sérénité et la confidentialité des débats.

Cette jeune femme, qui souffrirait de troubles psychiques, avait été aperçue sur les images des caméras de surveillance de l’immeuble où résidait la collégienne.

Autre suspect

Un témoin a également signalé la présence de cette femme, qui aurait sollicité son aide contre rémunération pour déplacer une malle volumineuse, selon plusieurs médias.

Âgé de 43 ans, l’homme qui devait également être présenté à un magistrat dans la journée, est soupçonné d’avoir hébergé et véhiculé la suspecte.

Les parents de l’adolescente, inquiets de ne pas la voir rentrer du collège vendredi après-midi, avaient alerté la police de la disparition de leur fille, ainsi que de la présence de cette jeune femme inconnue dans la résidence, située dans le 19e arrondissement de Paris.

C’est finalement un SDF de 42 ans qui a découvert une boîte en plastique opaque renfermant le corps de l’adolescente, dans la cour intérieure de l’immeuble où réside la famille de Lola.

Le corps de la collégienne était dissimulé par des tissus, selon des sources proches du dossier. Deux valises cabine étaient posées à côté de la malle.

L’autopsie pratiquée samedi a déterminé que Lola était morte asphyxiée, selon une source proche de l’enquête. Les premières constatations avaient fait état de plaies importantes au cou.

Au total, six personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée par la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne.

Quatre d’entre elles ont été libérées sans poursuite à ce stade.

« Épreuve terrible »

De multiples investigations ont été réalisées afin d’établir le déroulement des faits et le mobile des auteurs.

Durant le week-end, de nombreux habitants ont témoigné de leur tristesse et de leur effroi en déposant des fleurs sur la grille de la résidence de la famille de la victime et un muret conduisant au bâtiment, avait constaté une journaliste de l’AFP.

Le rectorat a annoncé la mise en place de cellules de soutien psychologique pour les élèves et pour les personnels du collège où était scolarisée Lola et des écoles du secteur.

Lundi matin, le maire du XIXe arrondissement, François Dagnaud, s’est rendu au collège Georges-Brassens où était scolarisée Lola. « C’est une épreuve terrible que traverse ce collège, cette communauté scolaire et tout un quartier », a-t-il dit.

Une élève de 5e, qui connaissait Lola de vue, dit ne « pas (être) bien aujourd’hui, elle ne veut pas venir au collège », a témoigné auprès de l’AFP sa mère, qui a souhaité rester anonyme.

« Ce qui est important, c’est que la principale suspecte, a priori, soit interpellée et qu’il n’y a pas un psychopathe qui est en train de se promener dans les rues de ce quartier par ailleurs tout à fait calme », a ajouté M. Dagnaud.

Avec AFP

 

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