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Pétrole : les cours du brent continuent de dévisser

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Pétrole : les cours du brent continuent de dévisser

Les prix du pétrole dégringolaient vendredi, dans le sillage de leur rechute de la veille, minés par une demande au point mort face à une offre pléthorique, le Brent touchant un nouveau plus bas en 17 ans.

Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait ce vendredi après-midi 24,68 dollars à Londres, en baisse de 6,30% par rapport à la clôture de jeudi, peu après avoir touché 24,24 dollars, un niveau plus vu depuis 2003.

A New York, le baril américain de WTI pour mai abandonnait 5,18%, à 21,43 dollars. La veille, le WTI avait déjà plongé de 7,7% et le Brent de 3,8%.

Selon les analystes, le pétrole reste « sous pression » dans un marché fébrile, marqué depuis la veille par un pronostic alarmant du responsable de l’AIE qui voit la demande potentiellement s’effondrer.

Le responsable de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, a fait état jeudi des perspectives les plus sombres pour la demande en or noir. Selon lui, il y aurait un « fort déclin » de la demande en pétrole au premier trimestre de cette année et un « déclin encore plus important au deuxième trimestre » en raison des mesures de quarantaine imposées dans de nombreux pays en raison du coronavirus.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a abondé dans ce sens vendredi, estimant qu’il était « clair » que l’économie mondiale était désormais entrée en récession du fait de la pandémie de coronavirus qui se propage dans le monde.

Pour soutenir l’économie mondiale et « contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie » du nouveau coronavirus, les pays membres du G20 ont annoncé jeudi leur intention d’injecter « plus de 5.000 milliards de dollars » lors d’un sommet virtuel d’urgence.

Mais pour repartir vers le haut, « les cours du pétrole auront besoin d’une réponse physique, pas de papier », soulignaient des analystes.

« Les gens doivent utiliser leurs voitures, prendre l’avion et aller de nouveau au travail pour voir la demande en pétrole – et donc les prix – augmenter », ont-ils noté.

Auteur
APS

 




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