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SNMG à 24 000 dinars : le décret d’application paru au journal officiel 

SNMG

Le Journal officiel n° 01 du 8 janvier 2026 publie le décret présidentiel portant revalorisation du Salaire national minimum garanti (SNMG), désormais fixé à 24 000 dinars. La mesure, applicable rétroactivement à compter du 1er janvier, remplace le seuil en vigueur depuis avril 2021.

Signé le 7 janvier 2026, le décret n° 26-01 précise que ce montant correspond à une durée légale de travail de quarante heures hebdomadaires, soit 173,33 heures par mois. Le salaire minimum horaire est ainsi porté à 138,46 dinars.

Présentée par les pouvoirs publics comme un soutien au pouvoir d’achat, cette revalorisation intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’inflation et l’érosion continue des revenus fixes, en particulier pour les catégories les plus vulnérables.

Un ajustement au rendement limité

Dans les faits, l’augmentation du SNMG demeure modeste au regard de la hausse des prix des produits de première nécessité et des charges incompressibles supportées par les ménages. Si le nouveau seuil salarial permet une mise à jour du cadre réglementaire, son impact réel sur les conditions de vie des travailleurs à bas revenus reste largement limité.

Le SNMG continue toutefois de jouer un rôle structurant dans l’architecture salariale, notamment dans la fonction publique et certains segments du secteur économique, où il sert de référence pour l’élaboration des grilles de rémunération.

Des contraintes pour le tissu économique

Du côté des entreprises, en particulier les petites et moyennes structures, cette revalorisation pose la question de la capacité d’absorption du coût salarial dans un environnement économique marqué par la faiblesse de la croissance et l’accès limité au financement. Aucun dispositif d’accompagnement spécifique n’a été annoncé à ce stade.

Diplomatie culturelle et arbitrages budgétaires

Le même numéro du Journal officiel fait également état de la création d’un centre culturel algérien au Qatar, à travers le décret présidentiel n° 26-02. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de diplomatie culturelle visant à renforcer la présence institutionnelle de l’Algérie à l’étranger.

Par ailleurs, plusieurs transferts de crédits budgétaires sont actés au profit de secteurs comme la santé et les travaux publics, traduisant des arbitrages financiers présentés comme ciblés sur les priorités sociales et infrastructurelles.

La rédaction

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