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Trump ordonne le déploiement de deux sous-marins nucléaires après des déclarations russes «provocatrices»

Trump

Donald Trump menace la Russie

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi 1er août avoir ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires dans des régions « appropriées » en réponse aux « déclarations hautement provocatrices » de l’ancien président russe Dmitri Medvedev. 

« Sur la base des déclarations très provocatrices de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, j’ai ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les régions appropriées, juste au cas où ces déclarations insensées et incendiaires seraient plus que cela. Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues. J’espère que ce ne sera pas le cas. Merci de votre attention à ce sujet ! », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social.

Donald Trump n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques. Il n’a pas non plus expliqué à quels propos de Dmitri Medvedev il réagissait.

Medvedev a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. Aujourd’hui, il est vice-président du Conseil de sécurité de la Russie. 

Cette annonce de Donald Trump fait suite à une publication sur les réseaux sociaux de Dmitri Medvedev le 28 juillet. Celui-ci a estimé que « chaque nouvel ultimatum lancé est une menace et un pas vers la guerre ». 

« Trump joue le jeu de l’ultimatum avec la Russie : 50 jours ou 10… Il doit retenir 2 choses : 1. La Russie n’est pas Israël ni même l’Iran. 2. Chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre. Pas entre la Russie et l’Ukraine, mais avec son propre pays. N’empruntez pas la route de Sleepy Joe ! [référence à l’ancien président Joe Biden, NDLR] », a écrit Dmitri Medvedev dans un post sur le réseau social X.

Le président américain avait donné en juin un délai de 50 jours à son homologue russe Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions, avant de réduire, cette semaine, le délai à 10 jours, c’est-à-dire jusqu’à vendredi 8 août. Il envisage des sanctions dites « secondaires », c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.

Vladimir Poutine a déclaré ce vendredi 1ᵉʳ août que la Russie espérait poursuivre ses pourparlers avec l’Ukraine en invitant implicitement Donald Trump à la patience, tout en soulignant que la dynamique de la guerre jouait en faveur de Moscou. « Nous avons besoin d’une paix durable, stable, sur de bonnes bases qui satisferaient à la fois la Russie et l’Ukraine », a déclaré Vladimir Poutine. « Les conditions (de paix de la Russie) restent bien sûr inchangées », a-t-il ajouté. « Toutes les déceptions naissent d’attentes démesurées. C’est une règle générale bien connue », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko au monastère de Valaam, sur une île du lac Ladoga près de Saint-Pétersbourg. 

RFI

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