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Un écrivain empêché de se recueillir au cimetière de chouhada de Boudjima

Tizi-Ouzou

Un écrivain empêché de se recueillir au cimetière de chouhada de Boudjima

Le 15 juin 2018. Jour de l’Aïd El fitr. Au cimetière des chouhadas de Boudjima….

D’aucuns m’attaqueront pour ma colère et mon opposition, les deux sont réelles mais non politiques, je m’en fous des partis politiques comme je suis indifférent de ma dernière savate.

Ce matin de fête, à l’heure du recueillement devant les tombes des chouhadas enterrés dans le clos dit Tizugarin face à la mairie, le portail est resté clos avec chaîne et cadenas…Pourtant, tous les cimetières aux alentours respirent la piété, le respect l’amour des vivants pour leurs défunts, partage de convivialité et d’offrande en guise de pardon et de fraternité.

Monsieur le maire, le secrétaire général, le chef de je ne sais quoi, ont décidé de priver les visiteurs de ce privilège et obligation annuelle. J’ai été privé de rendre hommage, de me recueillir et de prier devant la tombe de mon père et des miens, soit six membres de ma famille.

Cet un acte est abject, au-delà de l’illégalité, c’est d’humanité dont il s’agit, de respect, de liberté de circuler et de prier.

Ces responsables devront être traduits en justice ; pour ma part je l’annonce publiquement, je le ferai, je ne pardonnerai pas cet acte innommable. Je me dédie de toute action politique, bien que certains n’y verront que cela mais cette insulte, ce déni de droit et l’humiliation que j’ai vécues ce matin de jour de l’Aïd ne resteront pas sans réponse.

Ce même texte sera adressé à Monsieur le Procureur de la République. Je persiste et signe je me porterai partie civile.
 

 

Auteur
Akli Drouez

 




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