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Un million d’Algériens emprisonnés sous Bouteflika   

Tribune

Un million d’Algériens emprisonnés sous Bouteflika   

Bouteflika, une dictature moulée en dents de scie dans le corps d’une Algérie meurtrie par la corruption et le clientélisme. L’ancrage antisismique du raïs à la chaise du pouvoir, est le résultat indéniable de stratégies planifiées dans les sphères de la main étrangère et ce,  durant son long périple. Ses politiques de retour au sommet du pouvoir conçues et parfumées aux saveurs de pétrodollars, marinées dans le langage du mensonge et épicées à la hantise de la morale.

Bouteflika est revenu au pouvoir pour une Algérie soumise aux caprices d’un homme aux sens contraires des cinq vertus du bien : le courage et la compétence de construire un état au service du citoyen ; la modération et la tempérance de quitter les rênes du pouvoir à la limite et à la raison de la loi ;  la justice au dessus de tous et au service du juste et du droit ; la sagesse de restituer à la loi sa foi et finalement la piété de placer l’amour de la patrie au-dessus des caprices de sa petite personne .

Bouteflika est le dernier sanguinaire avec un million de prisonniers algériens,  le un dixième de la population active est jugés par des juridictions soumises aux ordres de son pouvoir et non aux vertus de la loi, il est a notifié ces dizaines de décès dans les geôles algériennes sous la torture et dans des  conditions inhumaines de séquestration. Avec dix millions de citoyens algériens en fuite aux quatre territoires da la planète, ces milliers d’enfants d’Algérie aux corps déchiquetés par les poissons de la Méditerranée et ces milliers de jeunes et de familles éjectées sur les routes  de l’Occident et des Amériques. Avec mille milliards de dollars confisqués du trésors public pour la pérennité de son pouvoir et pour l’appauvrissement de notre peuple. Bouteflika règne en maitre absolu et règle son compte avec notre citoyenneté en usant et sans vergogne de sentiment de vengeance et de haine. Bouteflika est le dernier dictateur de l’époque contemporaine.  

La machine judiciaire est le seul secteur qui fonctionne avec efficacité et aux taux de productivité dépassant les limites de l’excellence. Le raïs est à la tête de ces institutions de l’Etat pour tous ses états : policières, judiciaires, militaires et sécuritaires et financières.   Ces corps demeurent des armes efficaces et sont soumises à la température de l’homme suprême pour faire taire la voix du peuple et commettre des actes contre nature, contre la loi, contre la morale, contre notre citoyenneté et contre les valeurs de notre histoire et de sa moralité.

Face à une machine judiciaire mécanisée par une dynamique Bouteflikienne de persécution et par un régime opaque, qui ne communiquent avec le peuple que par le langage de la violence, que par de délires mensongers et que par de l’humiliation qui demeure une atteinte à notre identité, des familles de ces prisonniers de la liberté, des millions de mamans et de pères, désarmés devant un destin répressif, ont pleuré des larmes chaudes et ont émis des cris de détresse avec douleur profonde, ces parents de la génération de novembre qui ne pardonneront jamais à Bouteflika, sont désarmés devant ce mélodrame.

Une tragédie historique qui laisse des millions d’épouses et d’enfants abandonnés aux seuils de l’humiliation et de l’exclusion, le mal est profond face à une justice qui trouve sa substance vitale dans le corps de la répression du pouvoir. Des citoyens propres et intègres , des pères de familles  accusés à tort et à travers dans le cycle des enjeux et des intérêts du pouvoir ont été lâchement humiliés sur la scène publique. Des journalistes, des artistes , des cadres d’entreprises, des militants de droit de l’homme, des politiciens et des partisans de la liberté croupissent des les geôles de Bouteflika.

Le silence de la société civile est un crime odieux et impardonnable.  L’assemblé populaire nationale, l’ensemble du cadre consultatif, les organisations associatives et les acteurs politiques ont un rôle et une responsabilité déterminante de premier plan devant ces crimes et ces injustices.

Dans l’esprit des (justes) d’Albert Camus : « Pardonne moi, Dora. Peut être est ce la fatigue. Des années de lutte, l’angoisse, les mouchards, le bagne… Ou trouverai-je de la force d’aimer ? il me reste au moins celle de haïr. Cela vaut mieux que ne rien sentir. »  Dans la perspective de cet état d’esprit que le million de nos citoyens ont été, en grande partie injustement incarcérée, le bagne du bagnard est un espace de liberté et de sainteté.

Au nom de ma citoyenneté et à l’occasion des temps de fêtes, je vous présente mes voeux de sagesse pour restituer notre Algérie à ses enfants. Le reste est entre vous et Dieu.

Auteur
Brahim Gater

 




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