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Zidane président, pourquoi pas ?

FOOTAISES de Meziane Ourad

Zidane président, pourquoi pas ?

Le fils de Smaïl d’Aguemoune Nath Slimane ne fait jamais les choses comme les autres. Zinedine Zidane , puisque c’est de lui qu’il s’agit, a ébranlé la planète médias et failli faire tilter les réseaux sociaux en annonçant  ce jeudi sa démission du Real de Madrid.

Quel entraîneur au monde aurait osé quitter un navire aussi prestigieux, en pleine gloire ? Moins d’une semaine après avoir explosé les compteurs en devenant le premier technicien planétaire à remporter trois Ligues des champions européennes successives, Zidane a stupéfait Perez, son président, sa famille, ses amis et l’ensemble des peuples du monde en annonçant son retrait. Avec le sourire, sans fracas, comme à son habitude. Du coup, au cours de la journée de jeudi, le monde s’est arrêté de tourner, reléguant au second plan la guerre commerciale mondiale, déclenchée par Donald Trump, le même jour. L’aura de Zidane n’a que faire des barrières douanières. Il est l’emblème de toutes les favelas du monde.

C’est par dizaines, voir centaines que des talk-shows supputatoires ont été  improvisés sur tous les écrans de la planète.

En France, il y a eu même quelques experts qui se sont laissés aller à soupçonner le divin Zizou, surnom dont l’a affublé Roland Courbis en 1992, à fomenter un coup d’Etat contre son ami Deschamps. Inconcevable ! Ah ! La méconnaissance de la mécanique berbère …

S’il a bien inventé le coup de boule dans la poitrine, Zidane ne connaît pas les comptes d’épiciers et la perfidie des crocs-en-jambe. 

« Je quitte Madrid parce que je veux que cette équipe continue à gagner », déclare-t-il . Une phrase à mettre entre les mains d’étudiants en socio-linguistique ! 

Ce soir l’équipe de France, solide outsider du mondial russe, affronte, à Nice, l’Italie, ce tendre ennemi recalé pour cette édition. Tout un symbole ! En 2006 en finale de la même coupe du monde, un outrage éhonté de Materrazzi avait provoqué les foudres de Zidane, le descendant de Jughurta. Coup de boule, expulsion, défaite…

D’aucun l’ont pensé fini. Zidane, l’homme des défis, a presque tout recommencé à zéro. A la force des poignées et des jambes. Surtout du mental. Il a surmonté l’épreuve, toutes les épreuves, pour finalement devenir le meilleur entraîneur du monde.

Sa sidérante sortie de jeudi le résume bien, en fait. Zizou n’est pas un glouton. Contrairement aux dirigeants des républiques bananières, à commencer, par le nôtre, il décide à l’issu d’un brillant parcours, de laisser son fauteuil à un autre. Il ne veut pas d’un autre mandat. Peut-être inspirera-t-il Boutef qui fait mine d’aimer la jeunesse et le football ? 

Tous les journalistes sont en train de chercher une nouvelle fonction au tout frais chômeur Zidane. Suggérons celle-ci au cabinet noir qui maintient Bouteflika sous perfusion : Zizou est jeune, beau, gentil, intelligent, performant. Il est adulé de tous, il n’a pas besoin de pognon et il n’aime pas cumuler les mandats. ne serait-il pas le candidat idéal pour El Mouradia, en 2019 ?

Il se mêlera sans doute un peu des affaires de la FAF et de l’EN mais cela, on le lui pardonnera parce que de toutes les manières, il ne pourra que leur donner de l’air.

La France n’aurait plus, alors, qu’à lui accorder une prime de retour au pays.

Sur les milliards détournés toutes ces années par les sbires  de Saïd, on pourrait même, dans un grand élan de générosité, verser une grosse indemnité à son club formateur, l’AS Cannes.

Je suggère à nos bien-aimés généraux de ne pas rater le train en marche cette fois-ci car, en plus de la France, l’ennemi coutumier, il y a un autre péril qui guette, c’est Ferhat Mehenni, le président de l’Anavad, qui peut tenter de le convaincre de prendre en main les destinées de l’équipe nationale de Kabylie !!

Les bons footballeurs peuvent faire de bons présidents. La preuve ? Il parait que le Liberia va mieux depuis que Georges Weah est à sa tête …

 

Auteur
Meziane Ourad

 




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