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dimanche 31 août 2025
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Réponse à M. Cherfaoui Mohamed Rachid à propos du président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani

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Par définition, les chroniques et les tribunes prennent beaucoup de liberté par rapport aux faits réels, et véhiculent généralement les opinions de leurs auteurs et leurs subjectivités personnelles.

Il y a cependant, dans le refus des faits objectifs, avérés et tangibles, ainsi que dans l’arbitraire des affirmations, une limite au-delà de laquelle la chronique ou la tribune se transforme en pamphlet et bascule de l’espace de la communication à celui de la propagande malveillante agressive et calomnieuse.

M. Cherfaoui Mohamed Rachid nous donne une excellente illustration de ce genre de transformation pitoyable, dans sa chronique parlant du Président Ghazouani.

Analysant la rencontre de Trump et des 5 présidents africains M. Cherfaoui Mohamed Rachid la ramène à une seule image fabulatoire générée dans son imagination par ses aprioris et ses préjugés sur la Mauritanie et son Président. C’est, selon lui, l’image d’un Président africain silencieux, passif, face à un Donald Trump autoritaire et dominateur. Et dans un flagrant mouvement de bascule de la chronique au pamphlet il ajoute que ce moment incarne une faillite symbolique : celle d’un chef d’État qui, au lieu de défendre la voix de sa nation, se serait effacé dans un silence coupable.

Examinons maintenant les innombrables faits objectifs tangibles et avérés que M. Cherfaoui occulte sciemment transformant sa tribune en une diatribe malveillante et agressive.

Le président Donald Trump a, lui-même,qualifié Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de “président merveilleux”, devant tous les autres chefs d’État africains invités, lui a accordé la parole en premier, et a tenu à ce qu’il soit assis directement en face de lui, dans la position la plus symbolique de la table, le placement, en diplomatie, n’étant jamais neutre.

En outre, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani fut le seul des cinq présidents africains invités dont le président américain Trump a partagé la réponse sur son réseau Truth Social, geste rare dans les usages de la communication présidentielle américaine.

Tous ces éléments sont là, visibles, palpables et conservés, son et image, pour l’éternité. Mais Cherfaoui refuse obstinément de les voir. Pourtant ils attestent indubitablement tout le respect et la considération accordés à la Mauritanie et à son Président lors de cette rencontre.

M. Cherfaoui refuse de voir tout celà. Son affirmation, quant à l’attitude du Président mauritanien est pour le moins sidérante. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est le premier à avoir parlé. Soucieux de bien mettre en relief la grandeur de son pays et les innombrables opportunités d’investissement qu’il offre, il a parlé au point d’empiéter sur le temps de parole initialement prévu. Mais il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut entendre.

L’Afrique n’a pas besoin de surenchères verbales. Elle a besoin de constance, de stabilité, de fermeté discrète. Elle a besoin de chefs d’État qui savent, selon les circonstances, quand parler haut et quand construire patiemment. Il n’y a pas de faiblesse dans le calme. Il peut y avoir, au contraire, une force tranquille, plus durable que le fracas des colères passagères. Il n’y a donc, et les faits l’attestent, ni effacement ni silence coupable.

Si coupable il y a, c’est, indéniablement, M. Cherfaoui Mohamed Rachid lui-même : coupable d’avoir travesti les faits, coupable d’avoir confondu communication et propagande et coupable d’avoir, à coup de contres vérités et de calomnies malveillantes cherché, en vain, à ternir l’image d’un président unanimement reconnu comme incarnant un leadership fort, sobre et mesuré, qu’il a toujours mis au service de son pays et du continent africain dans son ensemble. Heureusement comme le dit l’adage… et la caravane passe.

Mohamed Moctar Hasni

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