Il y a des images qui frappent comme des sentences, qui bouleversent comme des tragédies antiques, et qui valent à elles seules toutes les analyses. Cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux en est une.
On y voit un groupe de jeunes, embarqués dans une traversée clandestine vers l’Espagne. Leur barque, ballotée par la Méditerranée, est poursuivie par la marine qui s’approche comme une fatalité. Alors, dans un geste désespéré, les jeunes plongent pour rejoindre l’embarcation. Tous parviennent à grimper à bord, sauf un. Celui que l’on appellera désormais le jeune au t-shirt rouge.
Lui reste seul, suspendu à son destin. On le voit battre les vagues, se débattre avec la mer et avec la peur. Ses bras frappent l’eau comme des prières muettes, son regard accroche désespérément le radeau, sa seule arche de survie, tandis que derrière lui les gardes-côtes se rapprochent inexorablement. La mer devient son juge et son tombeau possible. Le monde semble retenir son souffle.
Puis, dans une fulgurance, une main fraternelle surgit : celle d’un ami qui, d’un geste incroyable, l’agrippe et l’arrache à l’abîme. Il est sauvé. Mais sauvé pour quoi ? Pour l’exil, pour la fuite, pour remercier Dieu non pas d’avoir survécu à l’Algérie, mais d’avoir réussi à la quitter. Voilà la tragédie : une patrie que l’on remercie non pour ce qu’elle donne, mais pour ce qu’on parvient à lui échapper.
Tout est dit dans cette scène : l’Algérie ne retient plus ses enfants que par la peur et le désespoir. Le jeune au t-shirt rouge est devenu le symbole de millions d’autres, de cette jeunesse brisée qui préfère affronter la mort en mer plutôt que l’asphyxie dans son propre pays. Il n’est pas un naufragé de la mer, il est le naufragé d’un régime.
Un régime qui, depuis des décennies, multiplie les discours triomphalistes, promet des réformes, des relances, des lendemains meilleurs, et qui ne livre que chômage, stagnation, misère et corruption endémique. Un régime qui a trahi les rêves des martyrs en transformant une terre libérée en prison à ciel ouvert.
Car l’Algérie n’est pas pauvre. Elle est immensément riche. Mais ses richesses sont confisquées, détournées, dilapidées par une caste vorace qui ne pense qu’à ses privilèges et à sa survie. Pendant que les palais des élites s’illuminent, les foyers de la jeunesse s’assombrissent.
Pendant que le pouvoir gonfle ses bilans mensongers, les jeunes se jettent à la mer. Chaque harraga est un vote de défiance, chaque barque qui quitte nos côtes est un référendum silencieux : « nous n’avons plus foi en vous ». Et chaque noyade est une condamnation morale qui colle au front de ceux qui gouvernent.
Le jeune au t-shirt rouge a été sauvé par la main d’un ami. Mais qui sauvera l’Algérie ? Qui tendra sa main à ce pays pour l’arracher à l’abîme où ses propres dirigeants l’ont jeté ? Car l’Algérie n’a pas besoin de slogans ni de commémorations creuses, elle n’a pas besoin de promesses répétées et jamais tenues, elle a besoin d’un État qui cesse de sacrifier ses enfants pour protéger ses tyrans.
Aujourd’hui, le régime ne gouverne pas : il retarde l’inévitable. Et l’inévitable, c’est l’explosion d’une jeunesse à qui l’on a volé ses rêves. Car lorsque le désespoir devient plus fort que la peur, aucune barrière, aucun navire, aucun mur ne peut contenir la fuite.
Le jeune au t-shirt rouge n’est pas une anecdote. Il est une sentence. Il est Sisyphe des temps modernes, condamné à porter le fardeau de l’exil. Il est le miroir de toute une génération sacrifiée. Il est la preuve vivante que l’Algérie se fuit elle-même. Et tant que le régime s’accrochera à ses mensonges, d’autres silhouettes plongeront, nageront, disparaîtront dans les vagues.
Un pays qui voit ses enfants partir ainsi n’est plus une patrie, c’est un tombeau. L’histoire jugera. Et dans ce jugement, l’image du jeune au t-shirt rouge flottera à jamais comme un réquisitoire contre un régime qui, au lieu de bâtir une nation, a choisi de dévorer ses enfants.
Hassina Rebiane
« Un pays qui voit ses enfants PARTIR ainsi n’est plus une patrie, c’est un tombeau. »
C’est le plus GRAND CRIME de ce système. Il faut bien le juger un jour pour ces jeunes englouti dans cette mer méditerrannée, qui est
devenue l’immense cimetière sans tombes. L’heure approche et chacun aura sa rétribution. Patience.
Yakoulki routh, ma yakoulnich doud. C’est l’expression la plus en vogue chez nos enfants actuellement. J’ai mal d’être algérien, j’ai honte d’être algérien. Ce qui me terrifie c’est que nous avons un Président qui est fou et que le chef d’Etat major l’est tout autant que lui. Ce qui me terrifie c’est que nous n’avons pas un tyran mais 2 ! 2 hommes de 80 ans qui ont décidé d’une politique suicidaire qui implique et engage 48 millions d’algériens. Ces deux pourritures savent qu’en interne tout comme à l’internationale, le monde entier les vomis. Rien n’est plus terrifiant que deux hommes qui n’ont plus rien à perdre, d’autant moins à perdre qu’ils savent qu’il ne leur en reste plus pour longtemps sur cette terre. Rien n’est plus terrifiant que deux hommes qui ont décidé de bunkeriser le régime et de nous enterrer. Rien n’est plus terrifiant que ces deux hommes dont on devine sans peine la haine pathologique qu’ils ont pour l’Algérie et pour les algériens. Tout est bloqué depuis ce jour de malheur où Teboune et Chengriha sont arrivés au pouvoir. Le pays étouffe, est complétement asphyxié par les généraux. Nous n’avons pas d’Etat Major, nous avons une secte apocalyptique à la tête de l’armée. Teboune, Chengriha sont les seuls ennemis de la nation, ce sont eux les vrais traitres à la nation. Chaque algérien doit en prendre conscience.
En Algérie toute la jeunesses devrait mettre un t-shirt rouge