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Code de la route et carburant : le syndicat des taxis opte pour la désescalade après l’alerte 

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En l’espace de deux jours, le Syndicat national des transporteurs par taxi (SNTT), affilié à l’UGTA, a opéré un infléchissement notable de sa ligne.

Après un premier communiqué alarmiste publié au lendemain de l’entrée en vigueur de nouvelles mesures économiques et réglementaires, l’organisation syndicale a opté, dès le 2 janvier, pour une stratégie d’apaisement et de dialogue. Un repositionnement qui intervient à la veille d’un moment socialement sensible : la rentrée scolaire.

Le 1er janvier 2026 a marqué une accumulation de contraintes pour les professionnels du transport individuel. Dans son communiqué n°01/2026, le bureau exécutif national du SNTT dressait un constat sévère de la situation du secteur, évoquant un climat de « tension » au sein de la base syndicale.

Deux facteurs majeurs étaient mis en avant. D’une part, l’application stricte du nouveau code de la route, perçue comme une pression supplémentaire sur des exploitants déjà fragilisés. D’autre part, la hausse des prix des carburants, entrée en vigueur à la même date, qui pèse directement sur les marges et la viabilité économique de l’activité. Le syndicat mettait alors en garde contre les risques de déstabilisation du secteur en l’absence de mesures d’accompagnement claires.

Un changement de cap dicté par le contexte social

Moins de vingt-quatre heures plus tard, le discours syndical s’est sensiblement modéré. Dans un second communiqué (n°02/2026), le SNTT a appelé ses adhérents à la retenue, invoquant la nécessité de préserver la continuité du service public à l’approche de la reprise des cours, prévue pour le dimanche 4 janvier.

Le syndicat a ainsi exhorté les chauffeurs de taxi à faire preuve de « discipline » et de « conscience professionnelle », soulignant l’impact qu’un éventuel mouvement de protestation pourrait avoir sur la mobilité des citoyens, notamment des élèves et de leurs familles. Ce revirement traduit une prise en compte explicite de l’enjeu social et de la responsabilité du secteur dans le fonctionnement quotidien des villes.

Le rôle central de l’UGTA dans la désescalade

Cette stratégie d’apaisement s’appuie sur l’intervention directe de la centrale syndicale. Le SNTT a fait état de l’engagement du secrétaire général de l’UGTA, Amar Takdjout, à porter les revendications des chauffeurs auprès des autorités concernées.

L’organisation syndicale justifie ce choix par plusieurs arguments : la nécessité de préserver l’unité des rangs face aux appels à la contestation venant de  d’horizons divers,  la volonté de privilégier un cadre légal et structuré, ainsi que l’existence de signaux jugés « positifs » dans les échanges avec les ministères de tutelle. Le maintien de la paix sociale apparaît ainsi comme une priorité affichée, dans un contexte économique déjà marqué par de fortes tensions.

Une réunion nationale décisive

L’accalmie observée n’efface toutefois pas les revendications de fond. La réunion nationale prévue le lundi 5 janvier 2026 au siège de la centrale syndicale reste maintenue et s’annonce déterminante. Elle constituera un test pour la direction du SNTT, appelée à démontrer à sa base que le choix du dialogue peut déboucher sur des avancées concrètes.

Au cœur des attentes figurent notamment la révision des tarifs du transport par taxi et la mise en place de mécanismes de compensation face à la hausse des coûts énergétiques. Autant de dossiers qui conditionneront, dans les semaines à venir, l’équilibre fragile entre grogne sociale et impératif de service public.

Samia Naït Iqbal

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