La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a pris part à la conférence organisée par la présidence de la République, consacrée à l’examen des projets d’amendements dits «techniques» de la Constitution ainsi qu’aux modifications proposées de la loi organique relative aux élections.
Ces projets ont été présentés respectivement par le directeur de cabinet du président de la République et le ministre de la Justice pour la Constitution, et par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, aux côtés du président de l’Autorité nationale indépendante chargée des élections (ANIE), pour la loi électorale.
Lors des débats, la secrétaire générale du PT a estimé que les dix amendements constitutionnels proposés ne peuvent être qualifiés de purement techniques, dans la mesure où ils touchent, selon elle, à la nature du régime politique ainsi qu’au fonctionnement de plusieurs institutions de l’État. Elle a indiqué que son parti transmettra par écrit ses observations et sa position, n’ayant pas eu connaissance préalable du contenu des propositions avant leur présentation.
Elle a notamment soulevé des interrogations concernant la modification de la composition et des prérogatives du Conseil supérieur de la magistrature. Rappelant que la Constitution en vigueur a été adoptée en 2020 dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, sans véritable débat populaire ou partisan, elle a plaidé pour l’ouverture d’un large débat national afin de redonner la parole aux citoyens sur la nature du système politique.
La responsable du PT a également insisté sur la nécessité d’introduire une hiérarchie des lois, estimant que certaines législations portent atteinte aux droits politiques, aux libertés et aux droits sociaux.
Abordant la loi électorale, et au regard de la proximité des prochaines échéances, la secrétaire générale du PT a jugé indispensable une réforme en profondeur du code électoral, plutôt que de simples ajustements techniques. Selon elle, le texte en vigueur contient des dispositions restrictives pour les partis politiques et introduit une discrimination sous couvert d’encouragement des jeunes, contribuant, d’après son analyse, à l’éloignement de ces derniers de la pratique politique organisée.
Tout en prenant acte de certains amendements jugés positifs, elle a mis en garde contre les failles susceptibles d’être exploitées, y compris par des puissances étrangères, et a appelé à renforcer les garanties juridiques afin de restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Elle a rappelé que les différents scrutins organisés depuis le référendum constitutionnel de 2020 ont été marqués par une faible participation, traduisant, selon elle, une défiance persistante à l’égard des mécanismes électoraux.
S’agissant de l’amendement relatif à l’ANIE, prévoyant le transfert de ses prérogatives logistiques et matérielles au ministère de l’Intérieur, la secrétaire générale a souligné que, dans de nombreux pays démocratiques, l’organisation des élections relève directement de l’administration sans l’existence d’une autorité indépendante spécifique. Elle a estimé que la création de telles instances répond généralement à des contextes de transition politique, tout en considérant qu’elles n’ont pas, dans les faits, permis de garantir pleinement l’intégrité des élections.
Pour le PT, l’ANIE devrait s’inscrire dans une phase transitoire vers l’instauration d’un système démocratique effectif. La responsable du parti a affirmé que des dysfonctionnements persistent depuis sa création, atteignant, selon elle, un niveau préoccupant lors de la dernière élection présidentielle.
En conclusion, tout en saluant l’organisation de ce type de rencontres permettant aux partis politiques d’exprimer leurs positions, le Parti des travailleurs a exprimé le souhait que ces consultations ouvrent la voie à un véritable élargissement des espaces médiatique et politique, en vue d’un débat national approfondi et de solutions fondées sur une approche souveraine et exclusivement algérienne.
Samia Naït Iqbal


Teboune se donne toutes les prerogatives pour ne pas céder le pouvoir en 2029 en effectuant un pseudo ajustement technique de la constitution.
C’est du bouteflika bis , mais juste un stratagème différent pour le même objectif.
L’alternance au pouvoir en Algérie n’est pas pour demain.
La dictature a de beaux jours devant elle quand on a un peuple complètement anesthésié voir inconscient,ils sont sont beaucoup plus intéressé par les résultats de foot de l’équipe nationale que par son propre avenir.