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Massad Boulos à Alger, sur fond d’interrogations sur le dossier sahraoui

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Dans un communiqué diffusé dans la soirée,  l’ambassade des États-Unis en Algérie annonce  l’arrivée de Massad Boulos, conseiller spécial du président américain, sur le sol algérien.

« Nous nous réjouissons de renforcer notre partenariat et de poursuivre notre travail commun en faveur de la paix et de la prospérité dans la région », indique le communiqué de l’ambassade des États-Unis à Alger.

L’annonce de la représentation diplomatique américaine, bien que concise, met en avant deux piliers centraux de la relation algéro-américaine : la paix et la prospérité. Derrière cette formulation diplomatique se dessine une convergence d’intérêts autour d’intérêts communs. Pour Washington, la concertation avec Alger répond à la nécessité de coordonner les approches sécuritaires dans le Sahel et le Maghreb mais aussi d’identifier des opportunités de coopération économique durables. 

Une visite inscrite dans une tournée régionale dense

L’étape algérienne s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large, marqué par une tournée intensive de Massad Boulos à travers le Maghreb et certaines zones stratégiques d’Afrique du Nord. Ce déplacement traduit la volonté de Washington de réengager ses partenaires régionaux autour des enjeux de sécurité, de souveraineté économique et de stabilité énergétique.

Quelques heures avant son arrivée à Alger, l’émissaire américain se trouvait à Tunis, où il a été reçu par le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti. Selon des sources médiatiques tunisiennes, les échanges ont porté sur la relance des investissements américains et sur la facilitation des exportations tunisiennes vers le marché américain, dans un contexte économique marqué par la recherche de nouveaux débouchés.

La Libye, pivot énergétique et sécuritaire

En amont de ces étapes maghrébines, Massad Boulos a mené une série de consultations en Libye, alternant entre Tripoli et Benghazi dans ce qui est décrit par les observateurs comme une diplomatie de la navette. Cette séquence visait à maintenir le dialogue avec les deux pôles de pouvoir libyens et à contribuer à la sécurisation des flux énergétiques.

La dimension économique de cette mission a été soulignée par l’annonce d’un accord pétrolier d’envergure impliquant des opérateurs américains et la Compagnie nationale libyenne de pétrole, confirmant l’intérêt stratégique de Washington pour la stabilité du secteur énergétique libyen.

Le dossier du Sahara occidental en filigrane ?

​Alors que certaines sources indiquent que le conseiller diplomatique du président américain, Massad Boulos, pourrait poursuivre sa route vers Rabat — ou qu’il a déjà mené des consultations virtuelles de haut niveau pour préserver l’équilibre délicat sur le dossier du Sahara occidental — son escale algéroise prend une dimension stratégique particulière. Loin d’être isolée, cette visite coïncide de manière significative avec l’arrivée à Alger de Claver Gatete, Secrétaire général adjoint des Nations unies et Secrétaire exécutif de la CEA, reçu en audience le même jour par le président Abdelmadjid Tebboune.

​Cette concomitance entre les escales algéroises du diplomate onusien et de l’émissaire de Donald Trump ne semble pas fortuite ; elle apparaît comme le prolongement direct des manœuvres opérées en coulisses la semaine dernière à Washington. En effet, la diplomatie américaine y a orchestré des contacts indirects inédits entre le Polisario et des diplomates marocains, une « médiation de proximité » visant à imposer une solution politique pragmatique.

​Dès lors, le lien logique se dessine : après avoir testé la viabilité d’un dialogue à Washington, Massad Boulos se déplace à Alger pour soumettre les conclusions de cette phase exploratoire aux autorités algériennes, acteurs incontournables de l’équation régionale. La présence simultanée du haut responsable de l’ONU, Claver Gatete, viendrait ainsi parachever cette séquence, offrant une caution multilatérale à une initiative américaine qui cherche à lier, sous l’égide des Nations unies, la résolution du conflit sahraoui à la stabilité économique et sécuritaire de l’ensemble de la zone.

Samia Naït Iqbal

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