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Affaire Djabelkhir : Dieu n’est pas un sujet de droit, estime Addi

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SCANDALE

Affaire Djabelkhir : Dieu n’est pas un sujet de droit, estime Addi

Said Djabelkhir est un chercheur qui pratique ce qu’on appelle dans la tradition musulmane al ijtihad. La définition de l’ijtihad est effort d’interprétation.

Sur la base de ses recherches, il avance des interprétations de certains versets qui sont différentes de celles enseignées par la théologie classique. Les résultats de l’ijtihad ne font jamais l’unanimité. On peut être pour comme on peut être contre. C’est le temps qui finit par infirmer ou confirmer les résultats du moujtahid et non le tribunal. Ce dernier est jugé par l’opinion publique elle-même hétérogène.

Les uns seront d’accord avec lui, d’autres s’opposeront à lui et d’autres encore seront indifférents. Le tribunal, c’est-à-dire, l’Etat n’a rien à voir dans ces controverses. L’universitaire qui a porté plainte contre Saïd Djabelkhir aurait dû l’inviter à l’université de Sidi Bel Abbès pour un échange contradictoire devant la communauté universitaire. S’il faut réfuter Saïd Djabelkhir, c’est par le débat académique et non par le tribunal.

La liberté académique et la liberté de conscience sont en dehors des domaines du tribunal que l’Etat charge de protéger l’ordre public et la liberté des citoyens. Saïd Djabelkhir n’a porté atteinte ni à l’ordre public ni à la liberté de celui qui a porté plainte contre lui.

Le tribunal qui a condamné Saïd Djabelkhir aurait dû déclarer son incompétence à se prononcer sur une affaire relevant de la conscience religieuse pour une raison très simple: le rapport à Dieu n’est pas d’ordre juridique. Les rapports entre les citoyens sont d’ordre juridique, pas ceux avec Dieu.

Dieu n’est pas un sujet de droit, et il n’a ni droits ni devoirs parce que ce n’est pas un être humain avec ses qualités et ses faiblesses. Il est le maître de l’univers avec qui les hommes entrent en contact par la conscience. Or la conscience échappe au droit et à l’Etat.

L’Etat juge sur la base de la raison (juridique) et le juge apporte la preuve que le prévenu a eu tort ou raison dans un domaine spécifique: celui de l’ordre public.

Dans le respect de la constitution et de la liberté académique qu’elle protège, le tribunal doit innocenter en appel Said Djabelkhir qui n’a commis aucun délit.

Auteur
Lahouari Addi

 




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