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Algérie : la croissance tirée par les secteurs hors hydrocarbures au 1er trimestre 2025, selon l’ONS 

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L’économie algérienne a enregistré une croissance de 4,5 % au cours du premier trimestre 2025, selon les données publiées récemment par l’Office national des statistiques (ONS).

Cette progression, mesurée en volume par rapport à la même période de l’année précédente, confirme la poursuite de la reprise amorcée en 2023, dans un contexte économique toujours marqué par des tensions sur le commerce extérieur.

Une dynamique portée par les secteurs hors hydrocarbures

Le rapport de l’ONS met en lumière une croissance particulièrement soutenue dans les secteurs hors hydrocarbures, avec une hausse de 5,7 % sur la période janvier-mars 2025. Les industries manufacturières affichent un bond de 14,4 %, confirmant leur rôle moteur dans la diversification économique. De son côté, le secteur agricole a progressé de 6,1 %, un niveau supérieur à celui enregistré au premier trimestre 2024 (+3,8 %), traduisant de meilleures conditions climatiques et un regain de productivité dans certaines filières.

Autre indicateur positif, la formation brute de capital fixe (FBCF), qui reflète l’investissement productif, a crû de 13,9 %, traduisant un regain de confiance chez les opérateurs économiques. La consommation finale des ménages, quant à elle, a progressé de 4,7 %, soutenant la demande intérieure.

Un commerce extérieur en déséquilibre

En revanche, le volet commercial affiche une évolution plus contrastée. Les importations ont fortement augmenté (+24 %), tandis que les exportations ont reculé de 3,8 %. Ce déséquilibre renforce la pression sur la balance commerciale, déjà fragilisée par la baisse des cours des hydrocarbures au premier trimestre. Ce retournement contraste avec les performances du premier trimestre 2024, où les exportations avaient progressé de 9,5 % et les importations étaient restées contenues (+4,2 %).

Une trajectoire globalement stable

Comparée aux trimestres précédents, la croissance de début 2025 reste stable : elle est légèrement supérieure à celle enregistrée au dernier trimestre 2024 (+4,3 %), mais en retrait par rapport au pic de 5,2 % atteint au deuxième trimestre 2024. Cette stabilisation traduit une croissance désormais moins dépendante du secteur des hydrocarbures, en dépit des incertitudes liées aux marchés internationaux.

L’ONS souligne par ailleurs que l’économie nationale bénéficie d’un environnement plus favorable à l’investissement et d’une meilleure mobilisation des ressources internes. Toutes ces estimations et chiffres sont à prendre avec beaucoup de prudence, car dans la « nouvelle Algérie » de Tebboune, caractérisée par un système hermétique, où tous les segments de la société et de l’Etat sont mis au pas. des statistiques peuvent en cacher d’autres.

Samia Naït Iqbal

Voici le lien direct vers le rapport trimestriel de l’ONS (Comptes nationaux trimestriels – 1er trimestre 2025)

https://www.ons.dz/IMG/pdf/CNT1T2025.pdf

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2 Commentaires

  1. La seule chose à retenir c’est la baisse de pres de 4 % de nos exportations… Quoi de surprenant : Teboune fait tout depuis son arrivée au pouvoir pour saccager les relations commerciales et diplomatiques avec nos plus importants clients : l’Espagne, la France et donc l’Europe. Le Quatar nous remplace peu à peu dans l’approvisionnement de l’Europe en Gaz… Merci Teboune. Je pense que le temps est venu que tous les algériens ouvrent les yeux et prennent conscience que Teboune travaille pour des intérêts étrangers. Aucun Président au monde ne saccagerait de cette manière ses relations commerciales avec ses plus importants clients surtout sur le terrain d’un marché fortement concurrentiel. Je le dis à tous les algériens : Teboune est en train de conduire l’Algérie à la ruine

  2. à chacun sa vérité.

    Pendant que la télévision, Tebboune et Changriha claironnent que l’ALGERIE NOUVELLE est au zénith, voici la réalité.

    D’abord commençons par donner les raisons profondes pour lesquelles Tebboune a refusé d’octroyer l’allocation touristique de 750 euro par an pour une personne majeur et 300 euros pour un mineur. Il faut savoir qu’à la fin 2O24 les réserves en devise de l’Algérie était de 67 milliards de dollars, chiffre entériné par le FMI. Mais à fin juin 2025, certaines personnes avisées ont constaté une grave baisse vertigineuse des réserves qui a atteint un niveau 39 milliards de dollars à fin juin 2025 soit un décaissement en six mois seulement de 28 milliards de dollars. C’est une somme puisée directement des réserves car les exportations d’hydrocarbures n’ont pas suffit pour couvrir les importations en cours. C’est énorme. Pourquoi un tel montant hyper important en un très court moment ? Affaire à suivre. il s’explique apparemment par :

    1/- la cruelle réalité de la faiblesse du taux de croissance de l’économie nationale malgré le clairon de Tebboune . Ce taux a déjà commencé sa chute en 2023 avec 4 % pour continuer sa baisse en 2025 à 3,5 %. Confirmé par le FMI.

    2/- Le taux d’intégration des entreprises publiques et privées ne dépasse pas plus de 15%. C’est à dire que notre tableau entrées-sorties , cher à l’économiste Wassily Leontief, pour apprécier le taux d’intégration d’une économie est presque vide en ce qui concerne l’économie algérienne . Ce qui signifie que l’activité productive purement algérienne est très faible même quand on inclue le secteur agricole où on devient presque complètement autonome en fruits et légumes, et que la production de boisson et de produits agricoles algériens transformés ont augmenté. Il faut savoir que les exportations de produits agricoles c’est du pipi de chat comparé à un produit hydrocarbure exporté.

    3/- la très forte hausse des importations conjuguée à une baisse des exportations d’hydrocarbures. Les besoins en équipements militaires modernes plus chers ont explosé (çà c’est un peu normal et acceptable) mais il y a aussi l’explosion des besoins en céréales (non compris l’orge qu’on n’importe de moins en mois), ceux des variétés de légumes secs, des matières premières pour produire du sucre ou du lait, des besoins en graines oléagineuses, en médicaments ceux en boites ou la matière première pour la transformation et la mise ne conditionnement sur place car les usines de médicaments algériennes font plus dans la transformation.

    Par ailleurs, ll faut savoir que l’Algérie produit de moins en moins de pétrole mais pas à cause de la limitation des quotas OPEP mais parce que beaucoup de gisements d’hydrocarbures sont arrivés à saturations ou sont en phase de fort déclin. Et c’est plus grave encore quand on sait que l’on produit de moins en moins de gaz naturel alors que la demande intérieure explose d’année en année. Çà , pas beaucoup le disent.

    N’oublions pas que la première production de pétrole de Hassi Messaoud a été faite en mars 1957 , donc 5 ans après sa découverte en 1952, et la découverte du gisement de gaz de Hassi R ’mel en 1956. Durant des décennies et des décennies y compris après l’indépendance le gaz naturel était torché et brulé et ce n’est qu’à partir des années 1980 qu’on a pensé à maitriser la technique de réinjection dans les gisements de pétrole pour augmenter le taux de récupération, Mais là il semble qu’on ait atteint la limite sur ce plan là.

    4/- la faiblesse de l’attrait d’investissements directs étrangers qu’on appelle les IDE, qui à fin 2024 ne représente que 1,4 milliard de dollars seulement es loin, très loin d’autres pays africains où investissent de plus en plus les pays étrangers. Le dernier rapport 2025 du FMI place l’Algérie à seulement la 16e place en Afrique. Tebboune veut aller investir en Afrique alors que les capitaux étrangers refusent de venir se placer en Algérie. Rouh y’a Dzaier rouh.

    Cette faiblesse de l’investissement étranger s’explique d’après les observateurs étrangers avisés d’abord par la gouvernance autocratique, autoritaire et trop centralisée, des lois sur l’investissement qui changent trop souvent, une politique d’importation improvisée et changeante chaque année parfois plusieurs fois dans la même année. Les investissements étrangers sont rares car l’Algérie est considéré comme un pays pas très sûr politiquement, comme un système trop fermé et non démocratique, et aussi bien sûr à cause de sa position politique quand au Sahara Occidental, au Maroc, au Mali, la Libye, Israël, Palestine.

    Dans tous çà seul le secteur des hydrocarbures est convoité par l’investissement étranger faute de nouvelles découvertes par les efforts propres de Sonatrach pour augmenter sa part car cette grosse entreprise est arrivée à son seuil de compétence dans les nouvelles techniques d’exploration et de production qui demandent beaucoup plus de savoir technique et de capital financier.

    Conclusion : la télévision, l’APS, le pouvoir continue à mentir au peuple et à la fin çà risque d’exploser même si les algériens ne meurent pas encore de faim. Et non parlons pas du classement de l’Algérie par l’Union européenne comme un pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent (juin 2025)

    Invitation : Il faut vite insister auprès de Tebboune et à Changriha d’aller en urgence vers une transition démocratique concertée et inclusive pour construire ensemble un Etat de droit et une République avec un minimum de démocratie et de liberté ! C’est tout le pays qui va gagner y compris notre ANP.

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