11.9 C
Alger
AccueilChroniqueAli Bencheikh, le médium du vernaculaire algérois  

Ali Bencheikh, le médium du vernaculaire algérois  

Date :

Dans la même catégorie

Tamsirt n Aḥmed Aït Bachir (1)

Tamettant/lmut n Ḥmed Aït Bachir teɣli-d fell-aɣ ur nebni...

Le patrimoine français de Mohammed Bedjaoui sous enquête du Parquet national financier

Mohammed Bedjaoui, ancien ministre des Affaires étrangères (2005-2007) et...

L’homme, ce « grand » virus galactique

L’article suivant est proposé régulièrement dans l’espoir qu’il servira...

Davos : les milliardaires se battent sur le dos des pauvres

Les combats entre les milliardaires américains et européens à...

Révision de la Constitution, nos députés sur le mont Horeb !

Le projet de modification de la constitution prévoyait dix...
spot_imgspot_img
- Advertisement -

 “Pour ce groupe (minoritaire), le Moyen-Orient illustre ce modèle qu’il associe à l’authenticité tout en reniant ses propres valeurs et son identité”. Benrabah Mohamed

Dans le CNTRL, l’étymologie du mot « medium » est « milieu, centre », substantif de l’adjectif medius,-a,-um » qui est au milieu, central ». comme terme de log, medium est attesté en latin médiéval. Afin de comprendre la langue pratiquée par l’ancien footballeur devenu chroniqueur sportif, il faut peut-être se ressaisir de la question sociolinguistique de l’algérois telle qu’elle a été étudiée par les linguistes algériens. De nombreuses études ont été élaborées pour comprendre le plurilinguisme en Algérie. Parmi toutes ses études nous nous limitons à la similarité des cas étudiés par Khaoula Taleb Ibrahimi (les Algériens et leur(s) langue(s), Éléments pour une approche sociolinguistique de la société algérienne, Alger, les Éditions Hikma, 1995) et au phrasé de l’ex-footballeur actuellement invité de la chaîne Kass du Qatar pour couvrir la Coupe arabe 2025. Notre intérêt pour les prestations du chroniqueur algérois est multiple. La première, c’est le caractère « cru de la langue », appelé « saraha », la deuxième, c’est les contours linguistiques du parler algérois et la troisième, c’est la performativité du parlant qui se met en scène non seulement dans l’interlocution mais aussi dans la transmission des images d’une Algérie plurielle. Et de ce fait, il devient un publicitaire lorsqu’il sublime les paysages algériens (pâtisserie, le sud algérien, etc.). 

C’est par des faits anecdotiques que le spectateur se délecte des performances télévisuelles du chroniqueur algérien. Certes, la franchise illocutoire lui fait défaut lorsqu’il essaie d’analyser la performance des joueurs algériens. La prestance du meilleur buteur de la sélection algérienne a engendré des séries d’interprétations qui par ailleurs ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Le fait que le joueur soit comparé à une armoire (khzana) traduit, dans la langue populaire, une situation métonymique où l’acteur comparé à un objet rempli de lourds accessoires est en perdition sur le terrain. Il a perdu ses repères, donc il est en deçà de ses capacités athlétiques requises pour performer. Paradoxalement, ici intervient, le « jure » persuasif qui nécessairement accentue le croire des téléspectateurs.

L’invocation de Dieu par le « jure » accentue encore la représentation d’une action de jeu non performante en une performativité du langage. Et c’est peut-être là que réside le secret de la langue parlé par le chroniqueur qui au demeurant reste fidèle à lui-même lorsqu’il invective les journalistes algériens qui pérorent en « fassiha » (langue arabe pure?). D’après ses dires, c’est ce signalement langagier qui lui a donné l’opportunité de rejoindre la chaîne qatarie. A bien des égards, il ne semble pas qu’il soit ridicule.

En effet, c’est tout le contraire qui se produit dans l’audimat. Les gens pensent qu’il se défend bien et il fait rehausser « l’estime de soi » qui a tant manqué aux purs arabophones. En l’occurrence, sans approfondir les problèmes de la stylistique et de la performativité du langage, nous avons un footballeur qui va au-delà de tout espérance pour donner un peu de souffle aux victimaires de la « haine de soi ».

Et, au-delà de tout, il incarne par bien des aspects, le creuset de la culture populaire algérienne et ce malgré quelques erreurs d’appréciation qui tourmentent quelques malveillants esprits. Plus que tout, il est un excellent publicitaire pour faire connaître l’entière Algérie.Sauf qu’il court le risque de devenir  comme les précédents visiteurs maghrébins, le nouveau converti  Oriental

Fatah Hamitouche

Dans la même catégorie

Tamsirt n Aḥmed Aït Bachir (1)

Tamettant/lmut n Ḥmed Aït Bachir teɣli-d fell-aɣ ur nebni...

Le patrimoine français de Mohammed Bedjaoui sous enquête du Parquet national financier

Mohammed Bedjaoui, ancien ministre des Affaires étrangères (2005-2007) et...

L’homme, ce « grand » virus galactique

L’article suivant est proposé régulièrement dans l’espoir qu’il servira...

Davos : les milliardaires se battent sur le dos des pauvres

Les combats entre les milliardaires américains et européens à...

Révision de la Constitution, nos députés sur le mont Horeb !

Le projet de modification de la constitution prévoyait dix...

Dernières actualités

spot_img

2 Commentaires

  1. « Entière algérie « dit L’auteur ?
    Si cet inculte vous représente, grand bien vous fasse, mais il ne représente ses frères zarabes uniquement. Et comme « presque tout le monde le sait, les zarabes sont des colonisateurs.

  2. Le trait principal qui caractérise l’arabe algérien, et surtout algérois, est qu’il est presque entiérement un calque du berbère—du kabyle en particulier. C’est une langue traduite mot à mot du kabyle. Et ceci même dans les textes de haute volée poétique, pas seulement le vernaculaire de plus bas niveau.
    Pour prendre un petit exemple, la célèbre chanson d’El Anka, composée pour lui par le poète algérois Mustapha Toumi: Sobhan Ellah ya l’tif

    Sobhan Ellah ya l’tif
    Enta lli taâlem
    Kayen chi nas li s’t’hahoum Iqoulou khaf.

    “Kayen chi nas li s’t’hahoum Iqoulou khaf.” En kabyle, la traduction mot à mot est presque à 100% parfaite : llan kra medden win th-niseth’han as-inine yougad.
    (en français, à peu près mot à mot : Il y a des gens (qui), celui qui les respecte, ils disent qu’il a peur. C’est à dire “il y a des gens qui prennent le respect pour de la peur.”)
    Si on essaye de le traduire en arabe classique ou en arabe populaire du moyen-orient on obtient un mélange très maladroit et grammaticalement et sémantiquement incorrect.
    Celui qui connait un peu l’arabe classique sait que “kayen” et “chi” ne veulent rien dire du tout dans le contexte de ce vers, bien que leur racine provienne bien étymologiquemnt de l’arabe classique “kana” et “chay-oune”.

    Le mot “chi” correspond à “kra” en berbère, comme dans “kach ma kan” (“ma yella kra” ou “ma yella kra yellan”.) J’aimerais bien voir un moyen-oriental essayer de dechiffrer “kach ma kan”.

    Le mot “set’ha” (istaha en arabe classique) veut dire “avoir honte” en arabe classique et “respecter” en algérien.

    Le mot “iqoulou” : en arabe classique “yaqoulouna” (ils disent) veut dire “ils pensent” dans ce vers, et “ils disent” en arabe classique.

    Il y a d’autres aspects de la langue que ce simple petit vers révèle, mais ça serait trop long à développer ici.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici