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dimanche 31 août 2025
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Appel du 1er Novembre : Boukrouh démonte le mythe d’une révolution islamiste 

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Dans une tribune publiée sur sa page Facebook, l’ancien homme politique Nour-Eddine Boukrouh revient sur un débat récurrent : la Révolution du 1er novembre 1954 a-t-elle été pensée comme islamiste ou comme laïque ? Sa réponse est sans ambiguïté : la Révolution portait un projet républicain et non religieux, et toute tentative de l’inscrire sous la bannière de l’islam relève d’une falsification.

Les islamistes algériens s’appuient régulièrement sur une formule extraite de l’Appel du 1er novembre, où il est question d’un État algérien « souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ». Selon Boukrouh, cette phrase n’a jamais signifié la volonté de créer une République islamique. Elle s’inspire, explique-t-il, du vocabulaire politique français, en particulier des constitutions de la IIIe et de la IVe République, qui définissaient la France comme une « république indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Le recours à la formule « principes islamiques » n’aurait été qu’un contrepoint au mot « laïque », jugé trop sensible dans le contexte algérien. « Si les fondateurs de la Révolution avaient voulu instaurer un État islamique, ils l’auraient écrit clairement », insiste Boukrouh.

Cette filiation française se retrouve d’ailleurs dans les appellations des institutions de la lutte de libération : le FLN fait écho au CFLN de De Gaulle, le GPRA au GPRF, et le CNRA au CNRF, autant d’organes issus de la Résistance française.

Surtout, rappelle l’auteur, l’Appel du 1er novembre lie explicitement le projet d’un État démocratique et social au respect des libertés fondamentales « sans distinction de races et de confessions ». Une clause impensable dans un projet islamiste, mais cohérente avec une vision inclusive de la future République algérienne.

À ceux qui accusent la Plateforme de la Soummam (1956) d’avoir « dévié » du texte fondateur, Boukrouh oppose une lecture inverse : en rejetant monarchie et théocratie, le Congrès de la Soummam n’a fait qu’expliciter l’esprit du 1er novembre.

Un avertissement pour le présent

En dénonçant cette manipulation, Boukrouh met en garde contre une instrumentalisation qui, si elle venait à s’imposer, viderait le 1er Novembre de son sens véritable. Réduire la Révolution à un mot d’ordre religieux, c’est nier son ambition universelle et républicaine, et c’est surtout ouvrir la porte à de nouvelles formes d’exclusion. Or, rappelle-t-il, la guerre de libération a été menée au nom de tous les Algériens, sans distinction de croyance, et non pour ériger une théocratie.

La rédaction

#Lien pour lire la tribune de Noureddine Boukrouh https://www.facebook.com/share/p/1GPCjWVMga/

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