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Après le renversement de Maduro, l’administration Trump menace d’autres dirigeants

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Les États-Unis ont ‍enlevé samedi 3 janvier le président vénézuélien Nicolas ​Maduro qu’ils accusent depuis des mois de se maintenir illégalement au pouvoir et de favoriser le trafic de drogue. Cette opération a eu lieu au mépris de toutes les lois internationales.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a laissé entendre que le même sort pourrait attendre d’autres dirigeants dans le monde.

Washington n’avait pas recouru à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, les forces spéciales américaines sont intervenues, au milieu de détonations, dans la capitale Caracas et ont enlevé le couple présidentiel. 

Nicolas Maduro et son épouse feront désormais face à la justice américaine, des poursuites pour « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux États-Unis ayant été engagées.

Lors d’une conférence de presse tenue avec le secrétaire d’État Marco Rubio, celui à la Défense, Pete Hegseth et le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, Donald Trump ne s’est pas contenté de décrire avec enthousiasme le « succès » de cette intervention. Il a aussi menacé d’autres dirigeants, notamment son homologue colombien Gustavo Petro : « Il possède des usines où il fabrique de la cocaïne. […] Il fabrique de la cocaïne et l’expédie aux États-Unis, donc il doit vraiment faire gaffe à ses fesses », a-t-il notamment déclaré.

Cuba est aussi dans la ligne de mire de l’administration Trump. « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais au moins un peu inquiet », a déclaré de son côté Marco Rubio, ajoutant que le pays était une « catastrophe » et « dirigé par des hommes incompétents et séniles ».

« Marco Rubio a construit sa carrière politique sur une volonté de changement de régime à La Havane et à Caracas, rappelle Thomas Posado, maître de conférences en civilisation latino-américaine contemporaine à l’Université de Rouen, sur nos antennes. Son implantation électorale est en Floride où il a été élu grâce aux communautés latino-américaines – surtout cubaine et vénézuélienne – anti-communistes. Ce type de politique va favoriser sa popularité dans ces communautés. »

Lors de ce même point presse, le président américain a également réitéré ses menaces contre le régime iranien si celui-ci était responsable de la mort de manifestants, alors que le pays est secoué par une importante vague de contestation.

Ces dirigeants devraient-ils redouter d’être les « prochains sur la liste » ? Si le pouvoir iranien a déjà été ébranlé par une action américaine d’ampleur – le bombardement de ses sites nucléaires en juin dernier – Bogota n’aurait pas à s’inquiéter outre mesure, selon l’ancien officier Guillaume Ancel, auteur du blog Ne pas subir.

Et ce pour deux raisons : « La première, c’est que le succès de l’opération menée par les Américains reposait sur la surprise. Tout le monde a été sidéré et est en train de se dire : « Comment sont-ils allés kidnapper un couple présidentiel dans un grand pays ? » Parce que le Venezuela est un grand pays avec une forte armée et qui s’attendait malgré tout à un acte de force – mais pas de ce type-là -, de la part des États-Unis. Par conséquent, reproduire une action du même type serait impossible contre la Colombie. »

« D’autre part, poursuit l’expert, le pouvoir américain ne doit pas négliger le sujet de la politique interne. Il n’avait pas prévenu le Congrès, il est obligé de le faire maintenant. Si jamais il voulait lancer une intervention plus longue, il lui faudrait l’autorisation [des parlementaires]. On se rappelle que l’une des bases électorales de Donald Trump était de dire : « Je serai le président qui ne nous emmènera plus dans des aventures guerrières. Je suis contre la guerre ». Or là, ce qu’il vient de faire, c’est de déclencher une opération militaire, une opération de guerre contre le Venezuela. »

Concernant Cuba, Thomas Posado ne voit pas non plus de menace imminente. « S’il arrivait à renverser Miguel Diaz-Canel à Cuba, ce serait un trophée de guerre de plus pour Marco Rubio. Maintenant, c’est déjà presque un miracle du point de vue militaire d’avoir réussi cette opération au Venezuela, et on peut imaginer que les miracles ne vont pas se reproduire. D’autant plus que les États latino-américains sont désormais informés des méthodes de l’administration Trump. Cela va donc être beaucoup plus compliqué de gérer différents fronts. »

Avec RFI

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