Abdelmadjid Tebboune a mis fin dimanche aux fonctions du gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah Eddine Taleb. Ce limogeage intervient simultanément avec l’annulation de mesures controversées sur la restriction des dépôts en espèces, marquant un tournant dans la gestion monétaire du pays.
Un limogeage lié à des décisions jugées « déconnectées du réel »
Bien que le communiqué de la présidence n’ait pas explicitement détaillé les motifs de ce départ, le lien avec les récentes orientations de la Banque d’Algérie semble manifeste. Selon plusieurs observateurs et experts financiers, Salah Eddine Taleb paye le prix de directives jugées trop rigides et inadaptées aux capacités techniques et aux réalités du marché national.
Parmi les points de friction majeurs figuraient les restrictions sur l’allocation voyage (change des devises) et, surtout, les nouvelles règles encadrant les dépôts de fonds dans les comptes commerciaux, perçues comme un frein brutal à l’activité économique.
L’annulation immédiate de la «note sur le cash »
Conséquence directe de ce changement de cap, la Banque d’Algérie a diffusé, dès lundi matin, la note n° 01/DGIG/2026. Ce document vient annuler et remplacer officiellement la note du 22 décembre dernier qui avait instauré un blocage de fait sur les transactions en espèces.
Ce texte rétablit les procédures de vigilance antérieures, permettant à nouveau aux commerçants d’alimenter leurs comptes par versements d’espèces, à condition que ces derniers restent cohérents avec leur chiffre d’affaires déclaré.
Un apaisement face au mécontentement des opérateurs
La directive précédente, qui visait à imposer une transition accélérée vers le paiement électronique, avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et au sein des organisations professionnelles. Les commerçants pointaient du doigt l’absence d’infrastructures de paiement suffisantes pour abandonner le « cash » du jour au lendemain.
En intervenant par le biais d’un changement à la tête de l’institution monétaire, l’exécutif semble vouloir envoyer un signal d’apaisement aux opérateurs économiques. Le nouveau Gouverneur par intérim, Mouatassem Boudiaf (précédemment Vice-Gouverneur), aura désormais la lourde tâche de poursuivre la modernisation du secteur bancaire tout en évitant les ruptures brutales avec les pratiques du terrain.
Samia Naït Iqbal


On ne me fera jamais croire qu’un homme aussi intelligent et compétent que Salah Eddine Taleb ait pu prendre seule cette décision. Comme d’habitude, elle lui a été impposé par Tebboune et par son entourage. Il a du s’y opposer et comme d’habitude, c’est lui qui a servi de fusible dans cette affaire délirante. Les non dits c’est que depuis que Tebboune a volé les élections, il n’y a plus de lois, plus de constitution, plus d’institutions, plus de régles, plus d’Etat en Algérie. Cette affaire montre à quel point l’Etat est en état de décomposition avancée. L’économie est gérée par deux hommes : Tebboune qui n’a plus sa tête et Rezig qui est un fou furieux payé par je ne sais quelle puissance pour détruire l’économie nationale. Les investissements eux sont directement gérés par Mohamed Tebboune qui est nommé à El Mouradia par décrêt non publiable. C’est Mohamed Tebboune qui accepte ou refuse les investisseurs étrangers, c’est Mohamed Tebboune qui ordonne aux DG des banques d’accorder des crédits sans garanties à telle ou telle entreprise. Plusieurs DG de banque algérienne ont été viré parcequ’ils avaient refusé de tremper dans les magouilles financières de Mohamed Tebboune. Pauvre Algérie.