Il a fallu presque deux heures de jeu pour que le silence se fissure. Cent dix-neuf minutes exactement pour que l’Algérie trouve enfin l’ouverture et mette fin au parcours de la République démocratique du Congo (1-0 après prolongations), mardi 6 janvier, au stade Prince Moulay El Hassan de Rabat.
Le match Algérie-RD Congo était fermé, rugueux, tendu jusqu’à l’excès, débloqué par un seul geste, celui d’Adil Boulbina, entré quelques minutes plus tôt, au moment où tout semblait déjà écrit.
La rencontre n’a jamais basculé dans le spectaculaire. Elle s’est installée dans un bras de fer permanent, fait de duels, de replis rapides, d’attentes interminables. Voire de jeu parfois agressif. L’Algérie a pris le contrôle du ballon sans pour autant imposer sa loi. La RD Congo a accepté de subir, compacte, disciplinée, organisée autour d’une défense dense et d’un gardien vigilant, Lionel Mpasi, longtemps infranchissable.
Les Fennecs ont essayé de construire, patiemment. Mahrez, Amoura, Maza ont combiné, cherché les intervalles, tenté d’accélérer, sans parvenir à déséquilibrer un bloc congolais bien en place. En face, les Léopards ont joué leurs cartes sans complexe, procédant par transitions rapides, Bakambu et Elia en points d’appui, sans toutefois inquiéter durablement la défense algérienne. À l’issue du temps réglementaire, le score nul et vierge résumait assez fidèlement la physionomie du match.
Les prolongations ont accentué la tension plus qu’elles n’ont modifié le scénario. L’Algérie a poussé davantage, portée par l’urgence, parfois au détriment de la justesse. Les entrées de Bounedjah et d’Hadj Moussa ont apporté de l’énergie, sans débloquer la situation. Le match semblait glisser lentement vers une séance de tirs au but, avec ce qu’elle comporte d’aléatoire.
C’est alors que Vladimir Petković tente un dernier coup. À la 113e minute, il lance Ramiz Zerrouki et Adil Boulbina. Un choix tardif, presque désespéré. Mais décisif.
À la 119e minute, Zerrouki trouve Boulbina dans la profondeur. Le jeune attaquant contrôle, repique légèrement vers l’axe et frappe du droit. Une frappe sèche, tendue, qui termine sa course sous la barre. Mpasi est battu. La RD Congo aussi. L’Algérie respire enfin.
Boulbina, 22 ans, devient en quelques secondes le visage d’un match longtemps sans visage. Sans excès, sans provocation, il résume ensuite l’essentiel : il a saisi sa chance. Rien de plus. Rien de moins.
La RD Congo quitte la compétition sans démériter. Solide, disciplinée, elle a tenu l’Algérie en échec pendant près de deux heures, avant de céder sur un détail, celui qui fait souvent basculer les matches à élimination directe.
L’Algérie, elle, poursuit son chemin. Sans éclat particulier, sans certitude absolue, mais avec cette capacité à durer, à résister, à attendre son moment. En quarts de finale, les Fennecs retrouveront le Nigeria, samedi 10 janvier à Marrakech. Un adversaire d’un autre calibre, dans un autre contexte.
Rien n’est réglé. Rien n’est garanti. Mais l’Algérie est encore là. En quarts de finale, elle affrontera le Nigeria.
Djamal Guettala


Un coup de pied monumental… qui pourrait mettre en orbite autour de Mars tonton Tebboune !
« Boulbina envoie l’Algérie en quarts de finale ». Les Algériens fêtent bruyamment l’exploit en toute liberté … en France et au Maroc mais sont empêchés de le faire dans leur propre pays. Cherchez l’erreur!!!!!! Algérie nouvelle et victorieuse: Allah ouakbar 3ami Tebboune mais rassemblements interdits même en cas d’autres exploits de Boulbina et de succès final de l’EN … au Maroc.