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CAN 2025: «Exceptionnel», le Maroc sur un nuage après sa qualification en finale

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Au bout de la nuit, les Marocains sont venus à bout des Nigérians, mercredi 14 janvier 2026, dans une demi-finale de CAN 2025 stressante. Patients et solidaires, les Lions de l’Atlas ont vaincu les Nigérians aux tirs au but.

Portés par Yassine Bounou, les Lions de l’Atlas ont triomphé aux tirs au but (0-0, 4 TAB à 2) dans une ambiance folle. L’euphorie a gagné le Maroc, mais le retour au travail et à la concentration est aussi rapide. Car dimanche, il faudra défier le Sénégal en finale.

Une main solide, un pied sûr, et un stade de plus de 65 000 personnes qui explose tel un volcan : il était environ 23h50, mercredi, quand le royaume chérifien a chaviré de bonheur au moment où ses Lions de l’Atlas ont validé leur ticket pour la finale de la CAN 2025. Une parade à une main de Yassine Bounou (son deuxième sauvetage en quelques minutes), puis un tir au but réussi par Youssef En-Nesyri ont permis au Maroc de venir à bout du Nigeria.

Premier homme à avoir tiré – et transformé – son tir au but dans cette séance, Neil El Aynaoui n’a pas cherché à cacher son bonheur en se présentant face à la presse. « C’est incroyable. Vous avez vu l’ambiance ce soir ? Le scénario était dingue aussi. C’est exceptionnel », a lâché le joueur de l’AS Rome.

Lui et ses coéquipiers ont pu compter sur le soutien du stade du Prince Moulay-Abdellah, qui n’a jamais cessé de chanter et de vibrer pour son équipe. Même après l’échec de Hamza Igamane dans la séance des tirs au but, les supporters n’ont rien lâché. « C’est un truc de fou, de jouer dans ce stade. On a l’impression d’être un, deux, trois de plus. C’est incroyable, ils nous poussent, c’est exceptionnel », a confié El Aynaoui.

« C’est l’avantage d’avoir un gardien comme Yassine »

« On savait que ça allait être un match compliqué. Il faut saluer le parcours du Nigeria qui a fait une CAN remarquable. Mais je pense qu’on a fait le match qu’on voulait faire. On a été costaud défensivement, ils n’ont pas eu beaucoup d’occasions », a poursuivi le milieu de terrain marocain. Éric Chelle, le sélectionneur des Super Eagles, a reconnu la supériorité des hommes menés par son homologue Walid Regragui : « Il nous a manqué beaucoup de choses. L’intensité, dans la technique, dans le mouvement… Le Maroc mérite sa victoire. »

Si le Nigeria a montré bien peu de choses dans le secteur offensif, sa défense s’est elle montrée bien hermétique, ne laissant que peu d’ouvertures au Maroc. Dans ce genre de match, les tirs au but font souvent office de juges de paix. Un exercice dans lequel les Marocains ont un atout nommé Bounou. « Ce n’est pas être arrogants, mais on sait que quand arrivent les penalties, on est assez serein. On se dit qu’il faut qu’on mette les nôtres au fond et que lui (Yassine Bounou) va en sortir un, deux ou trois. Il a encore fait le boulot ce soir. C’est l’avantage d’avoir un gardien de qualité comme Yassine », a observé Romain Saïss. « Mais si on peut éviter d’aller aux penalties, c’est un peu mieux », a ajouté le défenseur en souriant.

« On savait que si on allait aux penalties, Yassine avait déjà montré qu’il était difficile à battre sur l’exercice », a aussi souligné Neil El Aynaoui. Pour le Nigeria, c’est un bis repetita cruel : il y a presque deux mois, en finale des éliminatoires Afrique (parmi les meilleurs deuxièmes) pour l’obtention d’une place en barrage intercontinental, les Nigérians avaient déjà échoué dans cet exercice face à la RDC. « C’est fou car nous avons beaucoup travaillé ça à l’entraînement. Mais c’est le football, il faut l’accepter et continuer de travailler », a indiqué Chelle.

« On est là où on voulait être »

Maintenant, place à la récupération et à la concentration pour l’ultime défi du Maroc : vaincre le Sénégal. Les Lions de la Teranga, grâce à un but de Sadio Mané, ont battu l’Égypte dans l’autre demi-finale, quelques heures plus tôt mercredi. « Encore une grosse nation du foot, avec beaucoup de talent. On s’attend forcément à un gros match », a prévenu Neil El Aynaoui.

« Ce sera un match compliqué. À ce stade de la compétition, c’est le genre de match qui se gagne sur des détails. Il va être important de bien récupérer, car on a quand même 30 minutes de jeu en plus dans les jambes », a déclaré Romain Saïss, décrivant au passage « une très belle équipe sénégalaise, qui joue très bien et qui est très costaud ».

Le défenseur n’ignore rien de l’attente de ses compatriotes : « Cela fait 22 ans depuis la dernière finale (face à la Tunisie à la CAN 2004, NDLR), et 50 ans depuis la dernière victoire. Les Marocains sont impatients, comme nous. On est là où on voulait être et j’espère que dimanche, ce sera une belle fête pour tout le pays. » Neil El Aynaoui, lui aussi, n’a qu’un objectif : « On s’était donné rendez-vous au 18 janvier au début de la CAN. Je ne dirais pas qu’on a fait le plus dur, mais une bonne partie du chemin. Il reste la plus importante. »

Avec RFI

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