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Code de la route et hausse des carburants :  les symptômes d’un « bricolage institutionnel », pour le FFS

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Le Front des forces socialistes (FFS) a inauguré l’année politique 2026 par une réunion élargie de sa direction nationale, tenue vendredi 2 janvier au siège national du parti, sous la présidence de son Premier Secrétaire national, Youcef Aouchiche.

Cette rencontre, marquée par une lecture critique de la situation nationale, a permis au plus ancien parti d’opposition de dresser un diagnostic sévère de la gouvernance actuelle, tout en réaffirmant ses priorités politiques à l’approche d’échéances jugées « nombreuses et stratégiques ».

Les travaux ont débuté par une minute de silence à la mémoire du moudjahid et historien Mohammed Harbi, décédé le 1er janvier, figure intellectuelle majeure du mouvement national. 

Le  FFS a ensuite abordé plusieurs dossiers qu’il considère comme révélateurs d’un déficit structurel de vision et d’anticipation des pouvoirs publics.

Au premier rang des préoccupations figure la hausse des prix des carburants, entrée en vigueur dès le 1er janvier. Le parti dénonce une décision « brutale », prise sans préavis ni débat public, et en contradiction avec les engagements officiels de protection du pouvoir d’achat. Pour le FFS, cette augmentation, socialement injuste, risque d’alimenter durablement l’inflation et d’annihiler les effets des récentes revalorisations salariales et sociales. Elle traduirait, selon lui, une gestion improvisée de l’économie et une persistance de « l’illusion monétaire » au détriment de la stabilité sociale.

Le nouveau code de la route constitue un autre exemple, aux yeux du FFS, de cette gouvernance qualifiée de « bricolage institutionnel». 

Adopté dans la précipitation par l’Assemblée populaire nationale, sans concertation avec les acteurs concernés, le texte a provoqué un mouvement de grève d’ampleur, rapidement suivi d’un recul des autorités. Cette séquence, marquée par des décisions et contre-décisions successives, est analysée comme le symptôme d’un affaiblissement des institutions : un exécutif agissant seul et un Parlement réduit à entériner des choix qu’il ne contrôle plus réellement.

Sur le terrain des libertés, le FFS renouvelle son appel à l’ouverture immédiate des champs politique et médiatique, à la libération des détenus d’opinion et à l’abrogation des lois jugées liberticides. Le parti inscrit cette exigence dans une logique d’apaisement et de restauration de la confiance entre l’État et la société.

Concernant la loi sur la nationalité, le FFS rejette fermement toute disposition introduisant la déchéance de la nationalité d’origine, qu’il estime contraire aux principes universels des droits humains et porteuse de risques sérieux d’apatridie. Dans un contexte de judiciarisation accrue de l’action politique, une telle mesure est perçue comme une source potentielle de dérives graves.

Sur la question mémorielle, le FFS réaffirme son attachement à une loi criminalisant la colonisation, tout en émettant des réserves sur le contenu du texte récemment adopté par l’APN. Ces remarques, précise-t-il, seront défendues au niveau du Conseil de la Nation par ses représentants.

Au-delà des critiques, le parti insiste sur la nécessité d’un dialogue national inclusif, sincère et transparent, impliquant l’ensemble des forces politiques et des institutions. Pour le FFS, une telle démarche constitue un levier essentiel pour prévenir les dérives autoritaires, renforcer la cohésion nationale et refonder la gouvernance sur des bases démocratiques et sociales solides.

Enfin, la réunion a permis d’aborder les réformes encadrant la vie politique et les préparatifs des élections de 2026. Le Premier Secrétaire national a présenté le dispositif chargé de préparer ces échéances, tandis que le parti appelle à une révision en profondeur du code électoral afin de garantir une représentation crédible et de lutter contre l’abstention.

La direction nationale a également finalisé les préparatifs du colloque international consacré à Hocine Aït Ahmed, fondateur et président historique du FFS.

La rédaction

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1 COMMENTAIRE

  1. L’image est éloquente.
    On se croirait devant une scène de la bande dessinée Asterix, en écoutant  » le phonographe » de Brassens.
    Panoramix perplexe devant l’assurance grandissante d’ assurancetourix devenu le polisson de la chanson.

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