Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a réagi pour la première fois à la controverse suscitée par la libération de l’écrivain Boualem Sansal, tentant d’en désamorcer la charge politique et d’en minimiser les effets sur les relations entre Alger et Paris.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue, mardi 18 novembre, à Alger, M. Attaf a appelé à « ne pas donner à cet homme plus qu’il ne mérite », en référence à la polémique née de son élargissement le 12 novembre. Il a insisté sur le fait que les liens entre l’Algérie et la France sont « plus grands que cette personne », estimant que ce dossier judiciaire ne saurait infléchir la nature du dialogue diplomatique entre les deux pays.
Cette prise de position constitue la première réaction publique d’un haut responsable algérien depuis la remise en liberté de Sansal, incarcéré près d’un an. Elle intervient au moment même où l’écrivain, accompagné de son épouse, était reçu au Palais de l’Élysée par le président Emmanuel Macron.
Cette réception, en plaçant la figure du romancier franco-algérien au centre de l’attention présidentielle, renforçait le message adressé à Alger : si Paris salue la décision algérienne, elle entend également rappeler l’enjeu des libertés — liberté d’opinion, dissidence intellectuelle, droits fondamentaux — qu’elle estime avoir été au cœur de cette affaire.
Dans son communiqué, l’Élysée s’est dit « heureux » de cette libération qualifiée de « moment d’émotion et de joie, rendu possible par une méthode faite de respect, de calme et d’exigence ». Le texte, empreint de finesse diplomatique, salue la dignité et la force morale d’« un grand écrivain » et adresse ses « plus sincères remerciements » à ceux qui ont contribué à ce dénouement, tout en rendant hommage à « la décision prise par le chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune de lui accorder sa grâce ».
Dans la foulée, l’Elysée insiste sur un dénouement heureux de l’affaire du journaliste Christophe Gleizes incarcéré a Tizi-Ouzou et dont le procès pour « apologie de terrorisme » est prévu le 3 décembre prochain à la Cour de justice de la même ville.
Le geste du chef de l’Etat algérien, valorisé par Paris, apparaît comme un signal de détente dans un contexte où les deux capitales cherchent à préserver un processus de dégel engagé depuis plusieurs mois. Ahmed Attaf a d’ailleurs tenu à rassurer sur l’état du dialogue bilatéral, affirmant qu’un « processus de communication » demeure actif malgré les tensions latentes. Il a ainsi tenté de relativiser l’ampleur des répercussions que pourrait engendrer l’affaire Sansal sur la trajectoire des relations algéro-françaises.
Rappel des faits
Boualem Sansal avait été interpellé le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, après des déclarations accordées au média en ligne d’extrême droite Frontières, jugées attentatoires à l’intégrité territoriale de l’Algérie, notamment concernant l’ouest du pays. Il avait été placé en détention provisoire.
Le 27 mars 2025, le tribunal d’Alger l’a condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à l’unité du territoire national, une peine confirmée en appel le 1er juillet.
Une libération à dimension diplomatique
La remise en liberté de l’écrivain résulte d’une intervention diplomatique : le président Tebboune a accordé la grâce en réponse à une requête de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, afin de permettre à Sansal de bénéficier de soins médicaux en Allemagne.
Aussitôt élargi, Boualem Sansal a quitté l’Algérie pour Berlin avant de rejoindre Paris, où il a été reçu par le président Macron.
Tous ces faits ont été largement commentés en Algérie, suscitant des commentaires sur fond de controverse et d’incompréhension sur les réseaux sociaux.
Samia Naït Iqbal











Bounichete , j’ai glissé quelque coquille dans le premier .
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages. Certains ont adoré des prophètes, d’autres des chimères, des ombres ou des images, sans jamais regarder au delà de leurs illusions. Cela passe, tant qu’IL n’y a pas de drame.
Ce n’est pas Soljenitsyne, ni Sakharov, ni Mandelstam, encore moins un Galilée en train de scruter Jupiter sous la menace des moines soldats. Céline fuyant son pays, rejoignant les nazis à Sigmaringen avec ses petits lingots.
LUI, c’est un homme —très célèbre par ses romans. Et sa prostate. Inutile de le nommer. Certains individus n’ont pas besoin de nom : leur silhouette seule trahit leur parcours, leur odeur vous raconte déjà leur curriculum.
IL a fait… ce qu’IL a fait.
Pas un mot de plus, pas le mot interdit. Il suffit de lire entre les lignes : l’euphémisme raconte mieux que l’aveu.
LUI n’a jamais défié que la routine administrative… et les mouches quand elles daignent monter jusqu’à LUI.
Car LUI, notre homme, a été nourri au biberon du système comme un chapon de Noël qu’on engraisse pour le festin.
Toute sa carrière, IL a servi, fléchi, salué.
Jamais un pas vers l’opposition : un peu snob très ,ou trop peut-être, prudent sûrement. IL évitait que l’ombre d’une implication parmi les siens ne s’accroche à sa veste. Les vrais opposants, eux, aiment leur pays malgré leurs critiques ; LUI se gardait de se montrer ainsi, feignant la neutralité et l’indifférence pour mieux préparer sa future reddition — une reddition sans risque, coussinée, prévue comme un déménagement.
Et croyez-vous qu’IL a cassé la table quand IL est parti ? Non ! C’est à la Moonwalker qu’IL s’est retiré.
Imbu de suffisance et bourru de sachience, IL croyait braver les torrents alors qu’IL n’avait connu que l’eau douce de sa baignoire, où IL jouait les Archimède avec son imagination délirante, gonflé de certitudes et d’un orgueil qui débordait par tous les pores.
Et le voilà, soudain, tout frétillant d’aise, comme ce carpillon de la fable. Sauf que le carpillon était reconnaissant. LUI, en revanche, ne demande rien : IL s’installe.
Je n’ai jamais blâmé ceux qui se montrent virulents envers leur pays.
Quand IL Professore — Sid Lakhdar B. pour les intimes — écrivait qu’il n’était pas obligé d’aimer sa patrie, j’ai compati
Il restait parmi les siens pour le dire, respirant la même poussière qu’eux.
Mais LUI, c’est une autre histoire. Une histoire de passages discrets, de pas de côté dans les couloirs, de clins d’œil à la marge.
IL commence par tâter le terrain : petites allusions glissées en douce dans des fictions, remarques anodines en apparence, mais assez nettes pour être entendues par l’autre camp.
Déjà, IL se façonnait une posture de poisson migrateur, visible depuis l’autre rive, celle où l’on déteste ses compatriotes mais où l’on adore exhiber l’un des leurs qui se détache du banc.
Des Algériens critiques envers leur pays, IL y en a eu des milliers, des vrais.
Certains L’ONT payé de leur sang.
Mais eux, jamais, jamais, ne se sont tournés contre les leurs pour se donner des airs de vertu importée.
Ils agissaient de l’intérieur, le cœur cabossé mais loyal au terrain où ils marchaient.
LUI, non.
IL se croyait conquérant, alors le voilà virevoltant, s’en allant conter des salades, sans se rendre compte qu’IL s’est fait prendre : l’autre camp L’a happé comme un oiseau rare, tout en exotisme. On le montre, on l’exhibe , on le promène comme une prise inattendue, objet de curiosité, trophée vivant, curiosité humaine à contempler avec émerveillement et dépit.
Gonflé par l’enflure qu’on LUI a faite à l’Étranger sur sa réputation — car nul n’est prophète en son pays, mais certains se prennent pour des astres dès qu’ils franchissent une frontière — IL s’est cru mandaté pour déclencher les éléments, pour se venger du sort que son pays LUI aurait fait.
Sortez tambours et trompettes ! Écartez-vous, gueusaille, j’arrive », a-t-IL proclamé en posant le pied en Allemagne, persuadé qu’on allait dérouler le tapis rouge.
Cela n’a pas duré : l’Ambassade de France l’a rapidement intercepté, histoire de le redimensionner avant son ascension — et que les dieux nous le prennent.
Puis, pour solder les formalités, c’est sans éclats qu’ IL fut reçu discrètement à l’Élysée, où le Président remercia… ses libérateurs, glissant au passage une louange polie à l’auteur — juste assez pour ne pas l’effacer complètement… : la Légion d’honneur attendra, pour avoir brouillé ses deux pays d’adoption (puisque, à sa naissance, l’Algérie ne donnait la nationalité qu’aux enfants dont le père était algérien — or son père ne l’était pas)… Courage.
Non, je n’ai pas envie d’être complaisant avec ces gens-là, Monsieur.