13.9 C
Alger
Accueil360°Emmanuel Macron mise sur la diaspora : une France plurielle comme levier...

Emmanuel Macron mise sur la diaspora : une France plurielle comme levier stratégique

Date :

Dans la même catégorie

Mohammed Harbi inhumé en France : d’un exil à l’autre 

L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed...

Inhumation de Mohammed Harbi au cimetière de Père Lachaise à Paris

Ce mardi 13 janvier ont eu lieu les obsèques...

Importations de bétail : l’État parie sur l’abondance pour stabiliser le marché

Le groupe public Agrolog a enclenché un dispositif d’importation...

Marseille : Rémy Bazzali, un ouvrier contre la ville des milliardaires

Dans une ville saturée de discours sécuritaires, de promesses...
spot_imgspot_img
- Advertisement -

Selon L’Opinion, Emmanuel Macron prépare un coup politique subtil mais ambitieux : la création d’un Haut‑Commissariat à la diversité et aux diasporas.

L’objectif officiel est clair : faire des Français d’origine étrangère, des binationaux et des ultramarins un atout stratégique pour la France, sur le plan diplomatique, économique et culturel.

Mais derrière le vernis institutionnel se dessine une lecture plus profonde : face au retour de Donald Trump et à son obsession d’une Europe barricadée, Macron cherche à mobiliser les diasporas comme outil de soft power, comme relais pour une France ouverte, inclusive et capable de rayonner au-delà de ses frontières.

L’Élysée veut réunir une trentaine de personnalités triées sur le volet : politique, sport, culture, économie, associatif. Parmi elles, Amel Bent, récemment dotée de la nationalité algérienne, symbolise ce lien fragile et puissant entre France et Algérie, entre reconnaissance populaire et rayonnement culturel. Teddy Riner, Leïla Slimani, Christiane Taubira, chacun à sa manière, représente la France plurielle, celle qui refuse de se réduire à un monolithe et qui affirme sa diversité comme capital stratégique. Selon L’Opinion, cette commission n’est pas un simple gadget : elle doit réfléchir, agir et proposer des projets concrets pour mobiliser la diaspora dans les domaines de l’économie, de l’innovation et de la diplomatie culturelle.

Ce qui frappe, c’est le contexte international. Trump est de retour, les expulsions massives reprennent, et l’Europe se durcit. La France, elle, choisit un chemin différent : transformer la diaspora en force d’action et de représentation. Le président Macron l’a rappelé devant les ambassadeurs : « Le partenariat africain est clé. Il faut qu’on aille au bout de ce travail en 2026, avec une politique beaucoup plus ambitieuse sur nos diasporas. » Cette ambition se traduira concrètement lors du sommet Africa Forward à Nairobi, les 11 et 12 mai 2026.

Mais il ne s’agit pas seulement de politique extérieure. C’est aussi une réflexion sur la société française elle-même. Mobiliser la diaspora, c’est reconnaître que la diversité n’est pas un problème à gérer mais une force à exploiter. C’est redéfinir la citoyenneté, dépasser la logique des droits et devoirs strictement territoriaux, pour inviter les Français d’origine étrangère à devenir acteurs à part entière du projet national, au sens large : social, économique et culturel.

Le projet, tel que rapporté par L’Opinion, inclura également un dispositif pilote : 200 participants, choisis moitié par tirage au sort, moitié représentant différentes communautés, travailleront pendant trois mois sur le vivre-ensemble, la diversité et le rôle concret de la diaspora dans la société française. Ce n’est pas qu’un symbole : c’est un pari audacieux sur l’avenir, un moyen de montrer que la France peut transformer sa pluralité en puissance.

Derrière les noms, derrière les institutions, se profile une vision de la France qui se réinvente. Une France capable de parler au monde par ses habitants, de se projeter à l’international en utilisant ses liens transnationaux. Une France qui reconnaît que sa force réside autant dans ses diplomates et ses soldats que dans ses artistes, ses entrepreneurs, ses intellectuels issus de la diversité.

En résumé, Emmanuel Macron ne se contente pas de réagir aux pressions extérieures. Selon L’Opinion, il construit une France qui veut s’appuyer sur sa diaspora comme levier stratégique, symbole et instrument à la fois. Amel Bent, Teddy Riner, Leïla Slimani : ce ne sont pas seulement des noms, ce sont des piliers d’une vision ambitieuse, où citoyenneté, diversité et influence se conjuguent pour définir le rôle de la France au XXIe siècle.

Mourad Benyahia 

Dans la même catégorie

Mohammed Harbi inhumé en France : d’un exil à l’autre 

L’inhumation en France du militant indépendantiste et historien Mohammed...

Inhumation de Mohammed Harbi au cimetière de Père Lachaise à Paris

Ce mardi 13 janvier ont eu lieu les obsèques...

Importations de bétail : l’État parie sur l’abondance pour stabiliser le marché

Le groupe public Agrolog a enclenché un dispositif d’importation...

Marseille : Rémy Bazzali, un ouvrier contre la ville des milliardaires

Dans une ville saturée de discours sécuritaires, de promesses...

Dernières actualités

spot_img

1 COMMENTAIRE

  1. Personne ne peut lui suggerer la solution parfaite? c.a.d. LA PORTE ! autrement connu comme: Deguage. S’il prennait le velo, lui et ses ministres, il y aurait plein d’economie. Ils peuvent retourner en Orient par exemple. La genetique les y rattache. Reallement, il y a peut une dizaine de millions de veritables Gaulois Autochtones, le reste des migrants indesirables.

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici