Après trois mois de discussions au Parlement et en dehors, le dénouement de cet interminable feuilleton budgétaire est tombé. Après avoir hésité sur quel outil-couperet choisir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a finalement tranché en faveur de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 dans sa version finale.
Fin du suspense. À l’issue d’un Conseil des ministres décisif, Sébastien Lecornu a dévoilé la stratégie retenue pour mener le débat budgétaire à son terme. Le Premier ministre français a finalement opté pour le retour de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans passer par un vote à l’Assemblée nationale. « Après beaucoup de concertations, nous avons décidé – avec une forme de regret et d’amertume – d’engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain », a-t-il déclaré ce lundi 19 janvier.
Il renonce ainsi à une promesse personnelle : avant le début de l’examen budgétaire, Sébastien Lecornu s’était engagé à renoncer à cette arme décriée. « On ne peut pas contraindre […] Il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir et puisse prendre ses responsabilités », promettait-il en octobre dernier. « Il faut être humble. C’est un semi-succès, semi-échec. Ça a fonctionné sur la Sécurité sociale, personne n’y croyait » mais, sur le budget de l’État, « tout le monde en arrive aussi à la conclusion qu’on va dans une impasse », a-t-il expliqué après le Conseil des ministres de ce 19 janvier. « On va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier », a-t-il ajouté.
RFI

