Dans un contexte de tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France, le ministère des Affaires étrangères algérien a émis une directive, en date du 13 mars 2025, interdisant aux fonctionnaires de l’administration centrale tout déplacement en France, sauf en cas d’extrême nécessité.
Cette décision intervient en réaction aux récentes restrictions imposées par les autorités françaises aux détenteurs algériens de passeports diplomatiques.
Par cette mesure, l’Algérie adopte une politique de réciprocité afin de marquer son désaccord face aux restrictions françaises et d’affirmer sa souveraineté. Le communiqué du MAE algérien officiel stipule clairement que les employés du ministère doivent s’abstenir de tout voyage en France, qu’il soit d’ordre personnel, touristique ou professionnel, à moins d’une justification impérieuse.
Les chefs de structures ont reçu pour consigne de veiller à l’application stricte de cette directive et d’en informer l’ensemble des agents concernés. Toute infraction à cette interdiction pourrait entraîner des sanctions disciplinaires.
Cette décision s’inscrit dans un climat de relations bilatérales tendues, marqué par une succession de mesures restrictives de part et d’autre.
Cette circulaire illustre la volonté de l’Algérie de ne pas rester passive face aux décisions françaises qui risquent d’affecter ses diplomates et hauts fonctionnaires même si la mesure prise le gouvernement français concerne beaucoup plus les dignitaires du régime algérien dont beaucoup ont des intérêts et des biens en France.
Sofiane Ayache