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Iran : un témoin direct d la répression meurtrière raconte

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Des messages nous sont envoyés depuis l’intérieur de l’Iran. Ils offrent un témoignage direct sur la violence exercée par les forces de sécurité contre les manifestants. Nos contacts décrivent un contexte de répression intense, ciblant notamment les jeunes et les femmes, et révèlent une dimension humaine souvent absente des chiffres officiels.

Le témoin commence par des mots simples, prudents, mais porteurs de signification : « Bonjour. Je vais bien. » Dans un environnement où les sirènes hurlent, où les tirs éclatent, et où chaque communication peut être surveillée, même ces quelques mots sont un acte de résistance. Peu après, le message suivant souligne la tension : « Je ne sais pas si je peux rester en ligne ou pas… »

Les messages suivants détaillent l’ampleur de la violence : « Ici, c’était un bain de sang. Les corps étaient entassés les uns sur les autres. Ils ont tué toutes les familles qui étaient venues avec leurs enfants. Le sang coulait dans la rue. » Des victimes encore en vie auraient été achevées, et la majorité des tirs visaient les personnes en fuite.

On fait payer les balles meurtrières

Selon notre témoin, les familles ont dû attendre plusieurs jours pour récupérer les dépouilles de leurs proches. « Quand elles les retrouvaient, on leur réclamait l'équivalent de cinq et dix mille euros et on les obligeait à déclarer que ce sont des terroristes étrangers qui avaient tué leur enfant. » 

Les corps étaient enterrés sans rites religieux, avec leurs vêtements, et sans autorisation de cérémonies. Malgré ces intimidations, la population continue de se rassembler pour honorer les victimes.

Le témoignage que nous avons recueilli précise également que la majorité des victimes sont des jeunes et des enfants, mais de nombreuses femmes figurent parmi les personnes tuées. « Moi-même, j’ai vu le sang mousser sur le sol et s’écouler. Le fils de l’un de mes amis avait 16 ans lorsqu’il a été tué. Ils ont exigé 6 000 euros de sa famille, en expliquant que c’était le prix des balles utilisées pour l’exécuter. »

Au-delà de la description des massacres, le témoin interpelle directement la conscience politique internationale. Après la lecture de son propre récit, il a adressé un message clair aux partisans de gauche :

« Dis-leur que ce témoin a consacré vingt ans de sa vie à soutenir et promouvoir les idées de gauche, et que maintenant sa question est la suivante : “Israël a tué le peuple de Gaza en deux ans, et vous avez crié ‘Gaza !’. Le gouvernement iranien a tué, selon des statistiques non officielles, plus de vingt mille personnes en deux jours, pourquoi ne criez-vous pas ‘Iran !’ ? Quelle est la différence entre un enfant iranien et un enfant palestinien ? Où se trouve l’éthique politique dans votre pensée politique ?” »

Ces mots interpellent par leur intensité et leur urgence. Ils posent une question simple mais cruciale : pourquoi certaines violences attirent-elles l’attention internationale tandis que d’autres restent silencieuses ? Le témoignage rappelle que la solidarité et la défense des droits humains ne doivent pas être sélectives.

Les messages reçus depuis Téhéran offrent une perspective rare : celle de ceux qui vivent la répression au quotidien et qui, malgré la peur, refusent de se taire.

Le contexte décrit par le témoin confirme des informations partielles relayées par des organisations internationales sur l’usage disproportionné de la force par les autorités iraniennes. Mais il apporte également une dimension humaine cruciale : la peur, la douleur, et le courage d’une population qui continue de résister malgré la menace permanente.

Ce témoignage met en lumière l’urgence humanitaire, les violations systématiques des droits de l’homme et le sort fait au peuple iranien. Derrière chaque chiffre, il y a des vies humaines, des familles endeuillées, et des jeunes dont l’avenir a été brisé. Alors que le monde observe souvent à distance, ces messages rappellent que le silence est complice et que la voix des témoins est essentielle.

Mourad Benyahia 

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